Un récit vif qui présente un projet équitable
Tu vas voir, La Fontaine maîtrise parfaitement l'art de captiver son lecteur dès le début. Le titre énigmatique "La Besace" ne révèle rien, et c'est exactement le but : il faut attendre la fin pour comprendre cette métonymie astucieuse.
L'entrée en matière est saisissante avec Jupiter qui convoque tous les animaux à "comparaître" - un terme juridique qui donne une gravité divine à la scène. Le subjonctif à valeur d'ordre et l'opposition entre "pieds" et "grandeur" montrent immédiatement la toute-puissance du dieu.
Le récit démarre sur les chapeaux de roues grâce aux discours directs et aux octosyllabes rapides. La Fontaine ne perd pas de temps avec les descriptions : on est directement plongé dans l'action, comme dans tout bon apologue qui se respecte.
💡 À retenir : Cette fable appartient au genre de l'apologue - un récit court, divertissant mais avec une morale à la clé !



































