Analyse du deuxième mouvement
Le deuxième mouvement est dominé par la tirade de Lucrèce Borgia, qui tente désespérément de convaincre Gennaro de l'épargner. Cette partie de la scène est riche en procédés rhétoriques et stylistiques.
Lucrèce commence sa supplique par l'impératif "Écoute-moi", répété comme une anaphore. Cette répétition souligne l'urgence de sa situation et son désir désespéré de communiquer avec Gennaro.
Quote: "Écoute-moi" (l.4)
L'utilisation fréquente du pronom personnel "Je" (l.3, 4, 6 et 16) montre que Lucrèce se positionne déjà comme une figure maternelle, bien qu'elle n'ait pas encore révélé la vérité à Gennaro.
Highlight: L'usage répété du "Je" par Lucrèce traduit sa volonté de s'affirmer comme une figure importante pour Gennaro, préfigurant la révélation de son statut maternel.
Le pathétique de la scène s'intensifie avec l'emploi d'interjections et d'impératifs. Lucrèce utilise des arguments affectifs pour tenter de susciter la pitié de Gennaro :
Quote: "Ne me tue pas" (l.13)
Cette supplication directe illustre le désespoir de Lucrèce et ajoute à la tension dramatique de la scène. Le spectateur est ainsi maintenu en haleine, se demandant si Gennaro cédera à la pitié ou poursuivra sa vengeance.




