Une plaidoirie pour les droits des femmes
Dans la deuxième partie du texte, Olympe de Gouges change de stratégie et adopte un ton plus solennel pour revendiquer des droits communs à tous les citoyens, hommes et femmes confondus.
Le préambule reprend la mise en page et la structure de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, conférant ainsi un aspect officiel et légitime à ses revendications.
Example: L'utilisation d'un vocabulaire juridique comme "décréter", "législature", "nation" et "droits" renforce le caractère formel et officiel du texte.
L'auteure énumère "Les mères, les filles, les sœurs" pour mettre en avant les différents rôles des femmes dans la société, tout en excluant délibérément le statut d'épouse pour souligner l'indépendance féminine.
Olympe de Gouges identifie les causes des malheurs publics à travers une énumération ternaire de termes péjoratifs :
Quote: "L'ignorance", "l'oubli", "le mépris"
Elle utilise ensuite l'anaphore "Afin que" pour justifier chaque argument et proposer des solutions concrètes pour améliorer la condition des femmes et, par extension, le bonheur de toute la nation.
Definition: Anaphore - Figure de style consistant à répéter un mot ou un groupe de mots au début de phrases ou de vers successifs.
La conclusion du préambule souligne que l'objectif d'Olympe de Gouges n'est pas seulement de défendre la cause des femmes, mais de promouvoir l'harmonie et le bonheur de tous les citoyens.