I. Expression d'un éloge paradoxal
Le poète exprime un amour sincère pour l'araignée et l'ortie, sentiment qui semble paradoxal étant donné leur nature généralement peu appréciée.
1. Un lyrisme amoureux à contre-courant
Le poème s'ouvre immédiatement sur une déclaration d'amour surprenante. Le premier vers utilise la première personne du singulier ("je") associée au verbe "aimer", répété pour insister sur ce sentiment inattendu. Cette structure crée un effet de surprise chez le lecteur.
Quote: "J'aime l'araignée et j'aime l'ortie"
La fin du poème revient également sur l'expression de l'amour, créant une structure circulaire qui enveloppe le texte entier dans ce sentiment.
Un paradoxe s'impose d'emblée dans le texte, l'amour étant associé à la haine. Cette antithèse est visible dès le deuxième vers : "Parce qu'on les hait;". Elle se retrouve également dans les derniers vers, où "mauvaise bête" et "mauvaise herbe" sont juxtaposés à "Amour".
Example: La rime entre "mauvaise herbe" et "superbe" illustre cette volonté de rapprocher les contraires.
La structure même du poème, alternant décasyllabes (vers conventionnel) et pentasyllabes (vers irrégulier), reflète cette intention de marier le laid au beau, l'irrégulier au régulier.
L'anaphore de "parce que" souligne la volonté du poète de justifier son amour paradoxal et de s'opposer à une perception péjorative trop convenue de l'araignée et de l'ortie.
2. Un sombre portrait
Après l'effet de surprise initial, le poète accentue le paradoxe en dressant un portrait particulièrement négatif de l'araignée et de l'ortie.
Highlight: Hugo ne nie pas la nature négative de ces créatures, mais en fait la raison principale de son attachement pour elles.







