La bêtise de l'apothicaire et la critique de la médecine
Dans cette partie de l'Acte 3 scène 4 Le Malade imaginaire, Molière intensifie sa critique de la médecine à travers le personnage de Monsieur Fleurant. L'apothicaire, offensé par l'intervention de Béralde, réagit de manière disproportionnée, révélant ainsi la bêtise et l'arrogance de certains praticiens.
Monsieur Fleurant accuse Béralde de s'opposer aux "ordonnances de la médecine", comme si celles-ci étaient des décrets divins incontestables. Son indignation comique ("Vous êtes bien plaisant d'avoir cette hardiesse-là !") souligne l'absurdité de cette vision sacralisée de la médecine.
Quote : "On ne doit point ainsi se jouer des remèdes, et me faire perdre mon temps." - Cette réplique de Monsieur Fleurant révèle son égocentrisme et son manque de considération pour le bien-être réel du patient.
Béralde, quant à lui, répond avec un sarcasme cinglant, mettant en évidence le manque d'habitude de l'apothicaire à être contredit. Cette répartie souligne le pouvoir excessif accordé aux médecins et apothicaires de l'époque.
Highlight : La menace voilée de Monsieur Fleurant ("Vous verrez, vous verrez...") ajoute une dimension comique tout en critiquant l'autoritarisme médical.
Cette scène illustre parfaitement la technique de Molière consistant à utiliser l'humour pour dénoncer les travers de la société, en particulier ici les excès de la médecine du XVIIe siècle.






































