Analyse du poème "Elle avait pris ce pli"
Le poème "Elle avait pris ce pli" de Victor Hugo se divise en trois mouvements distincts, chacun offrant un aperçu poignant de la relation entre le poète et sa fille Léopoldine.
Premier mouvement : Le rituel matinal de Léopoldine
Hugo commence par décrire une scène quotidienne : les visites matinales de Léopoldine dans son bureau. L'utilisation de l'imparfait souligne la régularité de ces moments précieux.
Example: "Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère" - Cette métaphore compare Léopoldine à un rayon de soleil, soulignant la joie et la lumière qu'elle apportait dans la vie de son père.
Le poète détaille les actions de sa fille avec tendresse, créant une image vivante de ces instants partagés. L'emploi du discours direct "Bonjour, mon petit père" immortalise la voix de Léopoldine et renforce l'intimité de leur relation.
Highlight: La comparaison de Léopoldine à un oiseau qui passe ("Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe") évoque sa grâce, sa liberté et la nature éphémère de ces moments.
Deuxième mouvement : Léopoldine, muse et inspiration
Hugo poursuit en décrivant l'influence profonde de Léopoldine sur son travail créatif. Il la présente comme une véritable muse, capable de raviver son inspiration et d'enrichir son œuvre.
Quote: "Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent / Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée"
Ces vers illustrent comment la présence de Léopoldine se manifestait même dans les moments où elle était physiquement absente, à travers les traces qu'elle laissait dans le bureau de son père.
Vocabulary: Arabesque - Motif ornemental complexe et élégant, ici utilisé métaphoriquement pour décrire les dessins de Léopoldine.
Hugo souligne l'intelligence et la sensibilité précoces de sa fille, la décrivant comme "un esprit avant d'être une femme". Cette caractérisation met en lumière la profondeur de leur connexion intellectuelle et émotionnelle.




