Page 2 : Analyse du deuxième mouvement
Cette page poursuit l'analyse du texte en se concentrant sur le deuxième mouvement, qui décrit le début du dialogue entre Candide et l'esclave.
Voltaire utilise plusieurs procédés stylistiques pour accentuer l'effarement de Candide et l'horreur de la situation :
- Interjections et exclamations : "Eh mon Dieu !"
- Apostrophe empathique : "mon ami"
- Interrogation rhétorique : "que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ?"
Highlight : Le nom du propriétaire de l'esclave, "Vanderdendur", est chargé de sens avec ses allitérations en /d/ et /r/, évoquant la cruauté.
L'analyse met en lumière le contraste entre le tutoiement de Candide et le vouvoiement de l'esclave, soulignant l'infériorité sociale de ce dernier.
Vocabulary : Le "Code Noir" était un ensemble de textes juridiques régissant la vie des esclaves dans les colonies françaises.
Voltaire utilise le présent de vérité générale et des pronoms impersonnels pour montrer l'universalité et la banalisation des traitements cruels infligés aux esclaves :
- "c'est l'usage"
- "on nous donne"
- "on nous coupe"
Example : "Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main : quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe"
Cette accumulation de faits horribles, présentés comme habituels, renforce la dénonciation de l'esclavage par Voltaire.







