Les thèmes révolutionnaires des Cahiers de Douai
Rimbaud explore quatre grands thèmes qui vont choquer son époque. D'abord la nature, qu'il érotise dans "Sensation" ou déifie dans "Soleil et chair". Puis le désir amoureux avec ses premiers émois dans "Première soirée" ou "Roman" - un plaisir épicurien qui assume la jouissance de vivre.
La liberté obsède le jeune poète : liberté de vagabonder ("Ma bohème"), mais aussi liberté politique du peuple dans "Le forgeron" ou "Morts de 92". Enfin, sa critique féroce vise la bourgeoisie ("À la musique"), Napoléon III ("Rages de César"), l'hypocrisie religieuse ("Le châtiment de Tartuffe") et la guerre ("Le dormeur du val").
À retenir : Rimbaud s'affranchit de toutes les autorités - parentale (il fuit sa famille), sociale (il devient un poète maudit), politique (il lutte contre l'oppression) et poétique (il révolutionne les codes).
Cette rébellion totale montre déjà sa maturité précoce et sa capacité à prendre du recul, tout en gardant certaines références classiques comme la mythologie grecque.









