L'Acte II et l'Acte III : séduction et libertinage
À l'Acte II, Dom Juan et Sganarelle ont été sauvés de la noyade par un paysan nommé Pierrot. Sans perdre de temps, Dom Juan séduit Charlotte, la fiancée de Pierrot, et lui promet le mariage. La situation se complique quand Mathurine, une autre paysanne déjà séduite par Dom Juan, apparaît. Par d'habiles apartés, le séducteur parvient à convaincre chacune qu'elle est l'élue de son cœur.
L'Acte III présente Dom Juan et Sganarelle déguisés pour échapper à leurs poursuivants. C'est l'occasion d'une discussion sur la religion où s'affirme le libertinage religieux de Dom Juan, résumé par sa célèbre réplique : « Je crois que deux et deux sont quatre... et que quatre et quatre sont huit ». Sa seule foi est dans la raison.
Dans la fameuse scène de la tentation du pauvre, Dom Juan propose à un mendiant de l'argent en échange d'un blasphème, mais celui-ci refuse. Plus tard, Dom Juan sauve Don Carlos, frère d'Elvire, d'une attaque. Quand l'autre frère, Don Alonse, veut se venger, Don Carlos impose de retarder leur vengeance par gratitude.
L'acte se termine par la découverte du tombeau d'un Commandeur que Dom Juan a tué en duel. Par provocation, il invite la statue du défunt à souper chez lui.
🔍 À retenir : La rencontre avec le pauvre et l'invitation de la statue du Commandeur montrent à quel point Dom Juan aime défier les conventions sociales et religieuses.