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Étude Pièce Dom Juan

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Fiche de révision

Étude Pièce Dom Juan

 FRANÇAIS
Thème: DOM JUAN DE MOLIÈRE
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III.
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Par CONDE KADIA
PLAN DE L'EXPOSÉ
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Biographie de Molière
Résumé de la pièce
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FRANÇAIS Thème: DOM JUAN DE MOLIÈRE I. II. III. IV. Par CONDE KADIA PLAN DE L'EXPOSÉ Exposé de Biographie de Molière Résumé de la pièce Les thèmes de la pièce a. La relation Maitre-Valet b. Les atteintes à la morale (le libertinage) Dom Juan: pièce classique ou spectacle baroque ? I. Biographie de Molière Né à Paris en 1622 dans la riche bourgeoisie marchande, Jean Baptiste Poquelin était destiné à reprendre la charge de son père, tapissier du roi, plutôt qu'à une carrière de comédien, qu'il choisit par passion en 1643, après avoir suivi des études de droit. Il a découvert le monde du théâtre grâce à la famille Béjart, dont l'une des filles, Madeleine, une comédienne, devient sa maîtresse. En 1659, Molière récupèrera la charge peu contraignante de tapissier du roi qu'il avait cédé à son frère cadet, mort cette année-là. Molière (pseudonyme adopté en 1644) fonde avec Madeleine Béjart la Compagnie de l'Illustre théâtre en 1643 qui, endetté, doit bientôt quitter Paris. De 1643 à 1658, la troupe itinérante joue avec succès farces et tragédies à travers la province. En 1658, la troupe rentre à Paris, obtient la protection de Monsieur, Frère du Roi, et fait rire ce dernier lors de la représentation du Dépit amoureux. Deux veines parcourent l'œuvre de Molière. L'une donne à voir les exploits des valets malins de la farce médiévale...

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et de la commedia dell'arte, que Molière affectionne : tel est le cas des Fourberies de Scapin (1671) ou du Bourgeois gentil homme (1670). L'autre propose des « grandes comédies » comme Dom Juan (1665) ou Les Femmes savantes (1662), qui étonnent par la complexité des caractères qu'elles peignent. Le Misanthrope (1666), sous-titrée « l'Atrabilaire amoureux », est ainsi une pièce au ton grave, écrite en cinq actes et en alexandrins. Véritablement malade quand il interprète le rôle-titre du Malade imaginaire, Molière est pris de malaise sur scène et meurt pendant qu'on le transporte à son domicile en 1673. L'intervention du roi permet qu'il soit enterré, de nuit, selon le rite chrétien, malgré l'interdiction de l'Eglise (car Molière n'a pas eu le temps de se confesser ni de renier sa vie de comédien comme on l'exigeait alors). II. Résumé de la pièce L'histoire suit les trente-six dernières heures de la vie du jeune Dom Juan, grand amateur de femmes, accompagné de Sganarelle, son valet peureux, gourmand et adorant les disputes intellectuelles. Provocateur, incapable de se repentir, Dom Juan n'échappera pas à la vengeance du Ciel et finira jeter dans les entrailles de la Terre. Lors du prologue, Sganarelle fait tout un discours sur les bienfaits du tabac. ACTE I Dans un palais, Sganarelle revient à la discussion qu'il avait avec Gusman, le valet de Done Elvire. Sganarelle décrit Dom Juan comme un être sans foi ni loi, toujours prêt à courir les femmes. Gusman sort, laissant la place à Dom Juan qui parle avec Sganarelle du mariage en plaisantant dessus avant de lui exposer son projet d'enlèvement d'une jeune femme qui lui plaît. Il répond mal à Done Elvire, sa femme, qui vient lui demander les raisons de son départ et la laisse en colère. ACTE II A la campagne, près de la mer, Pierrot, un paysan, raconte à Charlotte, son amoureuse, qu'il vient de sauver du naufrage Dom Juan et Sganarelle qui arrivent alors. Pierrot sort et laisse Charlotte seule avec eux. Dom Juan en profite pour la séduire. Il est sur le point de lui baiser la main quand Pierrot, de retour, tente de s'interposer. Il se battent. Arrive Mathurine, à qui Dom Juan a également promis le mariage et qui exige des explications de Charlotte. Dom Juan s'en sort en beau-parleur. On l'informe alors que douze hommes à cheval sont à sa recherche. Sganarelle et lui quittent les lieux très rapidement. ACTE III Dans la forêt, Dom Juan habillé en paysan et Sganarelle en médecin, se promènent en parlant de médecine et de religion. Puis en voyant un homme agressé par trois brigands et qui est en fait Dom Carlos, le frère de Done Elvire, Dom Juan lui porte secours. Son autre frère, Dom Alonse, et lui sont à la recherche de Dom Juan pour laver l'honneur de la famille. Quand arrive Dom Alonse, il reconnait Dom Juan, et veut obtenir vengeance. Mais Dom Carlos, qui a été sauvé par Dom Juan veut convaincre son frère de reporter le duel à plus tard. Reprenant leur chemin, Dom Juan et Sganarelle arrivent devant la statue du « tombeau du commandeur », un homme tué par Dom Juan lors d'un affront. Dom Juan ordonne à Sganarelle de l'inviter à dîner. La statue accepte l'invitation. ACTE IV Le soir même, Dom Juan, rentre chez lui, et attend son dîner. Mais toutes les fois où il s'apprête à manger ; il y a une succession de visites : M. Dimanche, à qui il doit de l'argent, est mis dehors en lui faisant plein de compliments. Puis, son père, Dom Louis, qui est exaspéré et lui fait de nombreux reproches. Puis Elvire, devenue très religieuse, qui vient le mettre en garde contre la punition du Ciel qui l'attend s'il continue à mal agir. Dom Juan et Sganarelle finissent par passer à table, quand la statue du commandeur apparait. Elle ne s'assoit pas mais invite Dom Juan à manger avec elle le lendemain. Dom Juan accepte et la statue s'en va. ACTE V Aux portes de la ville, Dom Juan annonce à son père qu'il accepte de changer de vie et de devenir quelqu'un de bien. Dom Louis s'en va, il est très heureux de cette nouvelle. Sganarelle, qui a entendu, le croit aussi mais Dom Juan lui dit rapidement que c'est une stratégie hypocrite. Dom Carlos, le frère d’Elvire, vient donner ses ordres à Dom Juan, en lui demandant de rester fidèle à sa sœur. Dom Juan se retranche derrière sa supposée conversion et rejette ainsi le duel fait par Dom Carlos qui sort. Arrive alors un spectre qui lui demande de se repentir auprès du Ciel pour devenir un homme bien. Il s'en moque et sort son épée. Apparaît alors la statue du Commandeur, qui, lui explique qu'il n'y a décidément plus rien à faire pour lui et l'entraîne dans les abîmes de la terre, en enfer. Sganarelle reste tout seul et pleure car il n'y a personne pour lui payer son salaire. III. Les thèmes de la pièce La relation Maitre-Valet Le valet est un type traditionnel dans la comédie depuis l'Antiquité et la relation entre maître et valet constitue un thème privilégié qui, peu à peu, se charge de connotations politiques et sociale a. Le personnage de Sganarelle est presque constamment sur scène, aux côtés de son maître, et il a, en outre, le privilège d'ouvrir et de clore la pièce. Cette omniprésence ainsi que la complexité de sa relation à Dom Juan font de Sganarelle un valet à part dans la tradition théâtrale. Dom Juan et Sganarelle forment un couple inséparable et ambigu. En effet, on voit que Sganarelle est son compagnon de route : il accompagne Dom Juan jusqu'au bout de son errance et de sa fuite. Il est témoin de ses aventures : récit fait à Gusman dans la scène initiale+présence lors de la séduction des paysannes. Il est complice : incite Pierrot le Pauvre à se soumettre à la cruauté perverse du libertin. Il est également son confident : c'est grâce à ses questions que le spectateur entend la profession de foi du libertin. C'est son porte-parole : de façon perverse, Dom Juan charge son valet de répondre à sa place à Elvire ou d'inviter la statue à souper. Mais c'est aussi une relation basée sur la soumission du valet à son maitre : Sganarelle est au service de Don Juan. Lorsqu'ils sont ensemble, Don Juan dirige le dialogue, il interroge le domestique avec de l’autorité et lui donne la permission de parler. « Je te donne la liberté de parler et de me dire tes sentiments. » Acte I, scène 2. Don Juan traite même le serviteur avec une certaine cruauté, comme dans la scène 7 de l'acte IV quand il surprend Sganarelle qui vole dans l'un de ses plats. On voit aussi que Don Juan impose à son serviteur le rôle de bouffon, dans la scène du diner avec la statue du commandeur, il lui ordonne de chanter pour divertir la statue. Sganarelle est donc à la fois 1 le serviteur et le compagnon de Don Juan. b. Les atteintes à la morale (le libertinage) Dom Juan est un grand conquérant des cœurs, on voit dès le début de la pièce qu'il n'éprouve pas la moindre constance dans l'amour et qu'il change facilement de conquête. Dès qu'il rencontre une femme qu'il trouve « jolie », comme avec sa rencontre avec Charlotte, « Sganarelle ? As-tu rien vu de plus joli ? ». Dom Juan va changer d'avis sur une simple rencontre avec une autre femme. De plus, son attirance augmente si des obstacles se présentent entre lui et sa conquête. Comme Pierrot, le fiancé de Charlotte. On voit aussi que Dom Juan a une conception particulière de l'amour, notamment sur l'inconstance des relations. Il explique à Sganarelle que l'amour est pour lui une sorte d'« art de vivre ». Dom Juan arrive à être heureux « en volant de victoire en victoire ». Dom Juan se livre à une séduction généralisée non seulement avec les femmes mais aussi avec tous les personnages. Séduire au sens étymologique de « détourner, tirer vers soi » est le comportement du héros face à Sganarelle, Monsieur Dimanche... C'est un Maître de l'ironie et de l'hypocrisie, se joua à ébranler les certitudes de ses interlocuteurs, il raille les croyances des autres et manipule autrui. Il peut faire figure de séducteur satanique, de diabolos (celui qui désunit, veut diviser) comme il retire Elvire de son couvent et essaie aussi avec le mendiant de sa foi. Dom Juan est un homme qui ne croit pas, qui ne peut pas croire et qui cherche tous les moyens de croire. En effet, il ne se déclare jamais athée mais multiplie les provocations au ciel et affirme son scepticisme comme lorsque Sganarelle l'interroge sur ses croyances, Dom Juan enchaîne les esquives. Mais face à l'insistance de son valet il finit par asséner cette formule arithmétique : je crois que 2 et 2 sont 4, Sganarelle, et que 4 et 4 sont 8: profession de foi rationaliste. Et lorsque Dom Juan est confronté au surnaturel, il multiplie les affirmations de scepticisme (fuite, affrontement • : « Non non rien n'est capable de m'imprimer de la terreur, et je veux éprouver avec mon épée si c'est un corps ou un esprit ». Dom Juan a une manière de vivre sur la liberté et le changement, c'est donc un libertin. IV. Dom Juan: pièce classique ou spectacle baroque ? En réaction contre l'exubérance, le baroque s'élabore, à partir de 1630 environ, le classicisme qui impose des exigences de sobriété, d'ordre, de mesure et d'imitation des modèles antiques. Dans le théâtre classique, il n'y a des mesures à respecter : la règle des trois, Il y a également des règles de bienséance et La règle de vraisemblance. Alors que le baroque est une esthétique de la vie, celle de la vie transformée en art. C'est une crise de l'expérience sensible. Cette crise concerne l'homme face à la nature, qui se sent décentré, solitaire. L'apparence cache quelque chose de différent de ce qu'il voit - -> doute, angoisse. La métamorphose et l'ostentation sont les deux thèmes privilégiés du baroque. Ce n'est pas comme dans le théâtre classique qui né de l'impossibilité de la maîtrise des passions. Et c'est pourquoi on ne peut pas considérer Dom Juan comme un théâtre classique car elle ne respecte pas ses règles (problèmes de la dramaturgie): pas d'unité de lieu, pas d'unité de style notamment à cause du mélange de tons (unité qui ne naît que de la présence du héros), Pas d'unité de temps car elle se crée au gré des rencontres (modèle du roman picaresque). Mais c'est plutôt un spectacle baroque. En effet, la pièce fonctionne sur la rencontre et la fuite (errance symbolique) : ce sont autant des mises à l'épreuve. Une forme qui a pour but d'attirer l'attention sur l'importance du rapport à l'autre : le héros a besoin d'un valet lui servant de truchement ; l'impuissance à communiquer avec autrui et le thème baroque obsédant de l'inconstance.

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Coool, je vais réviser à partir de cela aujourd'hui. Cheers 👍👍

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Résumé de la pièce L'histoire suit les trente-six dernières heures de la vie du jeune Dom Juan, grand amateur de femmes, accompagné de Sganarelle, son valet peureux, gourmand et adorant les disputes intellectuelles. Provocateur, incapable de se repentir, Dom Juan n'échappera pas à la vengeance du Ciel et finira jeter dans les entrailles de la Terre. Lors du prologue, Sganarelle fait tout un discours sur les bienfaits du tabac. ACTE I Dans un palais, Sganarelle revient à la discussion qu'il avait avec Gusman, le valet de Done Elvire. Sganarelle décrit Dom Juan comme un être sans foi ni loi, toujours prêt à courir les femmes. Gusman sort, laissant la place à Dom Juan qui parle avec Sganarelle du mariage en plaisantant dessus avant de lui exposer son projet d'enlèvement d'une jeune femme qui lui plaît. Il répond mal à Done Elvire, sa femme, qui vient lui demander les raisons de son départ et la laisse en colère. ACTE II A la campagne, près de la mer, Pierrot, un paysan, raconte à Charlotte, son amoureuse, qu'il vient de sauver du naufrage Dom Juan et Sganarelle qui arrivent alors. Pierrot sort et laisse Charlotte seule avec eux. Dom Juan en profite pour la séduire. Il est sur le point de lui baiser la main quand Pierrot, de retour, tente de s'interposer. Il se battent. Arrive Mathurine, à qui Dom Juan a également promis le mariage et qui exige des explications de Charlotte. Dom Juan s'en sort en beau-parleur. On l'informe alors que douze hommes à cheval sont à sa recherche. Sganarelle et lui quittent les lieux très rapidement. ACTE III Dans la forêt, Dom Juan habillé en paysan et Sganarelle en médecin, se promènent en parlant de médecine et de religion. Puis en voyant un homme agressé par trois brigands et qui est en fait Dom Carlos, le frère de Done Elvire, Dom Juan lui porte secours. Son autre frère, Dom Alonse, et lui sont à la recherche de Dom Juan pour laver l'honneur de la famille. 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Elle ne s'assoit pas mais invite Dom Juan à manger avec elle le lendemain. Dom Juan accepte et la statue s'en va. ACTE V Aux portes de la ville, Dom Juan annonce à son père qu'il accepte de changer de vie et de devenir quelqu'un de bien. Dom Louis s'en va, il est très heureux de cette nouvelle. Sganarelle, qui a entendu, le croit aussi mais Dom Juan lui dit rapidement que c'est une stratégie hypocrite. Dom Carlos, le frère d’Elvire, vient donner ses ordres à Dom Juan, en lui demandant de rester fidèle à sa sœur. Dom Juan se retranche derrière sa supposée conversion et rejette ainsi le duel fait par Dom Carlos qui sort. Arrive alors un spectre qui lui demande de se repentir auprès du Ciel pour devenir un homme bien. Il s'en moque et sort son épée. Apparaît alors la statue du Commandeur, qui, lui explique qu'il n'y a décidément plus rien à faire pour lui et l'entraîne dans les abîmes de la terre, en enfer. Sganarelle reste tout seul et pleure car il n'y a personne pour lui payer son salaire. III. Les thèmes de la pièce La relation Maitre-Valet Le valet est un type traditionnel dans la comédie depuis l'Antiquité et la relation entre maître et valet constitue un thème privilégié qui, peu à peu, se charge de connotations politiques et sociale a. Le personnage de Sganarelle est presque constamment sur scène, aux côtés de son maître, et il a, en outre, le privilège d'ouvrir et de clore la pièce. Cette omniprésence ainsi que la complexité de sa relation à Dom Juan font de Sganarelle un valet à part dans la tradition théâtrale. Dom Juan et Sganarelle forment un couple inséparable et ambigu. En effet, on voit que Sganarelle est son compagnon de route : il accompagne Dom Juan jusqu'au bout de son errance et de sa fuite. Il est témoin de ses aventures : récit fait à Gusman dans la scène initiale+présence lors de la séduction des paysannes. Il est complice : incite Pierrot le Pauvre à se soumettre à la cruauté perverse du libertin. Il est également son confident : c'est grâce à ses questions que le spectateur entend la profession de foi du libertin. C'est son porte-parole : de façon perverse, Dom Juan charge son valet de répondre à sa place à Elvire ou d'inviter la statue à souper. Mais c'est aussi une relation basée sur la soumission du valet à son maitre : Sganarelle est au service de Don Juan. Lorsqu'ils sont ensemble, Don Juan dirige le dialogue, il interroge le domestique avec de l’autorité et lui donne la permission de parler. « Je te donne la liberté de parler et de me dire tes sentiments. » Acte I, scène 2. Don Juan traite même le serviteur avec une certaine cruauté, comme dans la scène 7 de l'acte IV quand il surprend Sganarelle qui vole dans l'un de ses plats. On voit aussi que Don Juan impose à son serviteur le rôle de bouffon, dans la scène du diner avec la statue du commandeur, il lui ordonne de chanter pour divertir la statue. Sganarelle est donc à la fois 1 le serviteur et le compagnon de Don Juan. b. Les atteintes à la morale (le libertinage) Dom Juan est un grand conquérant des cœurs, on voit dès le début de la pièce qu'il n'éprouve pas la moindre constance dans l'amour et qu'il change facilement de conquête. Dès qu'il rencontre une femme qu'il trouve « jolie », comme avec sa rencontre avec Charlotte, « Sganarelle ? As-tu rien vu de plus joli ? ». Dom Juan va changer d'avis sur une simple rencontre avec une autre femme. De plus, son attirance augmente si des obstacles se présentent entre lui et sa conquête. Comme Pierrot, le fiancé de Charlotte. On voit aussi que Dom Juan a une conception particulière de l'amour, notamment sur l'inconstance des relations. Il explique à Sganarelle que l'amour est pour lui une sorte d'« art de vivre ». Dom Juan arrive à être heureux « en volant de victoire en victoire ». Dom Juan se livre à une séduction généralisée non seulement avec les femmes mais aussi avec tous les personnages. Séduire au sens étymologique de « détourner, tirer vers soi » est le comportement du héros face à Sganarelle, Monsieur Dimanche... C'est un Maître de l'ironie et de l'hypocrisie, se joua à ébranler les certitudes de ses interlocuteurs, il raille les croyances des autres et manipule autrui. Il peut faire figure de séducteur satanique, de diabolos (celui qui désunit, veut diviser) comme il retire Elvire de son couvent et essaie aussi avec le mendiant de sa foi. Dom Juan est un homme qui ne croit pas, qui ne peut pas croire et qui cherche tous les moyens de croire. En effet, il ne se déclare jamais athée mais multiplie les provocations au ciel et affirme son scepticisme comme lorsque Sganarelle l'interroge sur ses croyances, Dom Juan enchaîne les esquives. Mais face à l'insistance de son valet il finit par asséner cette formule arithmétique : je crois que 2 et 2 sont 4, Sganarelle, et que 4 et 4 sont 8: profession de foi rationaliste. Et lorsque Dom Juan est confronté au surnaturel, il multiplie les affirmations de scepticisme (fuite, affrontement • : « Non non rien n'est capable de m'imprimer de la terreur, et je veux éprouver avec mon épée si c'est un corps ou un esprit ». Dom Juan a une manière de vivre sur la liberté et le changement, c'est donc un libertin. IV. Dom Juan: pièce classique ou spectacle baroque ? En réaction contre l'exubérance, le baroque s'élabore, à partir de 1630 environ, le classicisme qui impose des exigences de sobriété, d'ordre, de mesure et d'imitation des modèles antiques. Dans le théâtre classique, il n'y a des mesures à respecter : la règle des trois, Il y a également des règles de bienséance et La règle de vraisemblance. Alors que le baroque est une esthétique de la vie, celle de la vie transformée en art. C'est une crise de l'expérience sensible. Cette crise concerne l'homme face à la nature, qui se sent décentré, solitaire. L'apparence cache quelque chose de différent de ce qu'il voit - -> doute, angoisse. La métamorphose et l'ostentation sont les deux thèmes privilégiés du baroque. Ce n'est pas comme dans le théâtre classique qui né de l'impossibilité de la maîtrise des passions. Et c'est pourquoi on ne peut pas considérer Dom Juan comme un théâtre classique car elle ne respecte pas ses règles (problèmes de la dramaturgie): pas d'unité de lieu, pas d'unité de style notamment à cause du mélange de tons (unité qui ne naît que de la présence du héros), Pas d'unité de temps car elle se crée au gré des rencontres (modèle du roman picaresque). Mais c'est plutôt un spectacle baroque. En effet, la pièce fonctionne sur la rencontre et la fuite (errance symbolique) : ce sont autant des mises à l'épreuve. Une forme qui a pour but d'attirer l'attention sur l'importance du rapport à l'autre : le héros a besoin d'un valet lui servant de truchement ; l'impuissance à communiquer avec autrui et le thème baroque obsédant de l'inconstance.