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Lecture linéaire: Candide chap 19

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 Chap 19 de Candide
INTRO
Candide est un conte philosophique en prose où Voltaire critique la vision du philosophe Leibniz et sa
théorie de

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Chap 19 de Candide INTRO Candide est un conte philosophique en prose où Voltaire critique la vision du philosophe Leibniz et sa théorie de l'optimisme. D'après Leibniz, dans la vie, le mal est toujours compensé par le bien. Tout se passe pour le mieux « dans le meilleur des mondes possibles ». Voltaire va donc faire vivre à Candide une série de malheurs au-delà de ce qu'il est possible de supporter. Candide est une œuvre vaste, qui traite de nombreux sujets philosophiques de l'époque des Lumières : la religion et le fanatisme, la liberté politique et la tyrannie, la connaissance et l'obscurantisme, le bonheur et la fatalité, la liberté et l'esclavage. C'est un extrait du chapitre 19 du conte que nous allons étudier. Candide, arrivant près du Surinam, ville de Guyane hollandaise, rencontre l'esclave noir du négociant Vanderdendur qui a perdu sa jambe et sa main à cause de son statut d'esclave. PDEL Nous allons voir en quoi ce texte argumentatif dénonce l'esclavage. Nous pouvons identifier 4 mouvements dans le texte que nous allons étudier. D'abord nous verrons la rencontre avec l'esclave, ensuite la description de l'esclavage, puis le réquisitoire contre l'esclavage et enfin la critique de l'Optimisme par l'auteur. MOUVEMENT 1 D'abord l'esclave est décrit dans une position de faiblesse voire d'infériorité puisqu'il est “étendu...

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par terre". Sa position le rend vulnérable, il est sous-entendu également qu'il est hors de la ville, donc à l'écart. Nous pouvons relever le champ lexical de la misère avec la présence du nom “moitié”, le verbe "manquait” et l'adjectif “étendu”. L’utilisation de la négation restrictive "n'ayant plus que la moitié" accentue cette misère. En effet, ses vêtements sont déchirés (il n'a plus que la moitié de son habit) et il porte "un caleçon de toile bleue". Il est également à souligner qu'à l'époque, la toile était utilisée pour envelopper la marchandise. La position et la description de l'esclave suscitent la pitié. La mutilation de cet homme qualifié de "pauvre” (“il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite") déclenche chez le lecteur une vive émotion. Nous pouvons également percevoir la compassion de Candide à travers les paroles qu'il prononce: d'abord par l'utilisation de l'interjection "Eh" et de l'apostrophe "Mon Dieu!", ensuite il qualifie l'état du nègre par l'adjectif péjoratif "horrible". La tonalité de ce premier mouvement est donc fortement pathétique. MOUVEMENT 2 Les sonorités du nom du maître "Vanderdendur" permettent d'entendre (vendeur à la dent dure) ce qui correspond à une attitude agressive. Ce qui renvoie bien à l'attitude du maître, au comportement sans compassion que nous décrit l'esclave puisqu'il est prêt à lui ôter une jambe pour le punir. De plus, celui-ci est présenté comme “le fameux négociant” qui doit certainement sa richesse et sa célébrité à l'exploitation des esclaves. Ici Voltaire vise précisément les hollandais, qu'il considère comme les organisateurs de ce trafic d'hommes. Le nom "Vanderdendur" n'est pas sans rappeler le nom d'un éditeur, Van Duren qui a trompé et volé Voltaire. L'esclave relate deux situations différentes ; il propose deux exemples différents introduits par deux parallélismes formés par deux propositions subordonnées circonstancielles de temps : "quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt" et "quand nous voulons nous enfuir”. Ces deux situations conduisent à la même conséquence "on nous coupe la main”, “on nous coupe la jambe" (répétition) : la mutilation du corps de l'esclave. Nous noterons également que la répétition du pronom indéfini "on" sujet indique que l'esclave ne divulgue pas l'identité de ses tortionnaires mais généralise leur attitude. L'utilisation du présent de vérité générale dans la proposition "c'est l'usage" indique que l'esclave ne semble pas s'étonner de l'horreur et semble résigné. La conclusion de l'esclave apparaît comme un couperet: "c'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe". Les deux situations précédemment exposées aboutissent à la même possibilité pour les Européens : "manger du sucre". C'est grâce à l'horreur que subissent chaque jour les esclaves que les Européens peuvent s'offrir ce plaisir, ce luxe: manger du sucre. L'utilisation du pronom personnel "vous" montre que Voltaire s'adresse aux lecteurs et par là même tente de les culpabiliser, d'éveiller leur conscience sur leurs propres actes et de dénoncer l'esclavage. MOUVEMENT 3 Par l'utilisation du discours direct, l'esclavage est présenté par la mère de manière méliorative, nous pouvons le voir grâce aux termes utilisés : “vivre heureux”, “nos seigneurs”, “fortune”, “honneur”. Il y a un décalage entre les aspirations de la mère et ce vers quoi elle pousse son fils. Elle présente l'esclavage comme un honneur pour son fils qui le conduira au bonheur mais qui impliquera également celui de ses parents "tu fais par-là la fortune de ton père et de ta mère". Pourtant la misère est également soulignée ici: la misère intellectuelle des parents qui ne connaissent pas la situation réelle des esclaves et y conduisent leur fils et la misère sociale, représentée par la nécessité de vendre leur fils “dix écus patagons”. L'interjection "Hélas” indique la déception de l'esclave. La "fortune" promise n'est pas au rendez-vous. Ici l'esclave joue sur le mot "fortune" qui possède un double sens : il signifie "richesse" matérielle mais aussi "bonheur". Le ton est ironique puisqu'il indique qu'il a peut-être permis la richesse de ses parents mais certainement pas son bonheur. Avec l'aide d'une hyperbole, il se compare même aux animaux tels que “les chiens, les singes et les perroquets", animaux proches de l'homme qui sont, selon lui, "mille fois moins malheureux que nous”. Dans le troisième mouvement, les mots qui désignent les religieux sont : fétiches et prêcheurs, ces deux termes permettent d'éviter la censure. L'esclave débute son raisonnement par une affirmation des fétiches hollandais (les religieux), une généralité (utilisation du présent de vérité générale): “nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs", il continue par une déduction "si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains" et enfin il termine par une opposition "or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible". Il souligne ici le décalage entre les paroles des esclavagistes et leurs actes. C'est l'hypocrisie des hollandais qui est ici dénoncée. Alors qu'ils affirment l'égalité entre tous les hommes, ils condamnent les Noirs à l'esclavage. MOUVEMENT 4 Jusqu'ici Pangloss enseignait à Candide l'Optimisme: “dans la vie, le mal est toujours compensé par le bien", or Candide ne peut trouver des éléments positifs dans l'esclavage, après ce qu'il vient d'entendre de la bouche d'un esclave lui-même. Il nomme d'ailleurs l'esclavage "abomination". C'est pourquoi il renonce à l'Optimisme et le signifie à Pangloss "je renonce à ton optimisme". Nous pouvons remarquer que Candide est envahie par la compassion. Le sort de l'esclave le fait pleurer, nous retrouvons d'ailleurs dans la même phrase : "versait des larmes” et “en pleurant". L'esclave devient le sien "son nègre". Dans le dernier mouvement, la définition de l'optimisme selon Candide est donnée : "c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal”. Voltaire tourne la définition de l'optimisme en dérision, d'abord par la question naïve de Cacambo "qu'est-ce qu'optimisme ?" (Optimisme est utilisé sans article ici), ensuite par l'utilisation de l'antithèse entre le "bien" et le "mal" ; enfin il utilise le nom "rage" pour souligner le caractère absurde de la philosophie Leibnizienne. Sa définition de l'optimisme est donc ironique. CONCLUSION L'extrait présenté ici propose l'exemple d'une atteinte aux droits de l'homme et à la liberté: la traite négrière. La rencontre de l'esclave Cacambo est un choc pour Candide, qui redécouvre la réalité du malheur après avoir visité l'Eldorado. L'étude de ce texte nous montre que c'est Voltaire qui s'exprime à travers l'esclave. En effet Voltaire dénonce l'esclavage et il le fait avec ironie, comme lorsqu'il évoque la religion. L'évocation de la mutilation des nègres suscite un sentiment de révolte et d'indignation chez le lecteur. Ce texte est un parfait exemple du combat de Voltaire contre l'intolérance et l'injustice et c'est bien aussi dans le but de combattre pour l'égalité qu'il écrit Candide.

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Chap 19 de Candide INTRO Candide est un conte philosophique en prose où Voltaire critique la vision du philosophe Leibniz et sa théorie de l'optimisme. D'après Leibniz, dans la vie, le mal est toujours compensé par le bien. Tout se passe pour le mieux « dans le meilleur des mondes possibles ». Voltaire va donc faire vivre à Candide une série de malheurs au-delà de ce qu'il est possible de supporter. Candide est une œuvre vaste, qui traite de nombreux sujets philosophiques de l'époque des Lumières : la religion et le fanatisme, la liberté politique et la tyrannie, la connaissance et l'obscurantisme, le bonheur et la fatalité, la liberté et l'esclavage. C'est un extrait du chapitre 19 du conte que nous allons étudier. Candide, arrivant près du Surinam, ville de Guyane hollandaise, rencontre l'esclave noir du négociant Vanderdendur qui a perdu sa jambe et sa main à cause de son statut d'esclave. PDEL Nous allons voir en quoi ce texte argumentatif dénonce l'esclavage. Nous pouvons identifier 4 mouvements dans le texte que nous allons étudier. D'abord nous verrons la rencontre avec l'esclave, ensuite la description de l'esclavage, puis le réquisitoire contre l'esclavage et enfin la critique de l'Optimisme par l'auteur. MOUVEMENT 1 D'abord l'esclave est décrit dans une position de faiblesse voire d'infériorité puisqu'il est “étendu...

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Nous pouvons également percevoir la compassion de Candide à travers les paroles qu'il prononce: d'abord par l'utilisation de l'interjection "Eh" et de l'apostrophe "Mon Dieu!", ensuite il qualifie l'état du nègre par l'adjectif péjoratif "horrible". La tonalité de ce premier mouvement est donc fortement pathétique. MOUVEMENT 2 Les sonorités du nom du maître "Vanderdendur" permettent d'entendre (vendeur à la dent dure) ce qui correspond à une attitude agressive. Ce qui renvoie bien à l'attitude du maître, au comportement sans compassion que nous décrit l'esclave puisqu'il est prêt à lui ôter une jambe pour le punir. De plus, celui-ci est présenté comme “le fameux négociant” qui doit certainement sa richesse et sa célébrité à l'exploitation des esclaves. Ici Voltaire vise précisément les hollandais, qu'il considère comme les organisateurs de ce trafic d'hommes. Le nom "Vanderdendur" n'est pas sans rappeler le nom d'un éditeur, Van Duren qui a trompé et volé Voltaire. L'esclave relate deux situations différentes ; il propose deux exemples différents introduits par deux parallélismes formés par deux propositions subordonnées circonstancielles de temps : "quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt" et "quand nous voulons nous enfuir”. Ces deux situations conduisent à la même conséquence "on nous coupe la main”, “on nous coupe la jambe" (répétition) : la mutilation du corps de l'esclave. Nous noterons également que la répétition du pronom indéfini "on" sujet indique que l'esclave ne divulgue pas l'identité de ses tortionnaires mais généralise leur attitude. L'utilisation du présent de vérité générale dans la proposition "c'est l'usage" indique que l'esclave ne semble pas s'étonner de l'horreur et semble résigné. La conclusion de l'esclave apparaît comme un couperet: "c'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe". Les deux situations précédemment exposées aboutissent à la même possibilité pour les Européens : "manger du sucre". C'est grâce à l'horreur que subissent chaque jour les esclaves que les Européens peuvent s'offrir ce plaisir, ce luxe: manger du sucre. L'utilisation du pronom personnel "vous" montre que Voltaire s'adresse aux lecteurs et par là même tente de les culpabiliser, d'éveiller leur conscience sur leurs propres actes et de dénoncer l'esclavage. MOUVEMENT 3 Par l'utilisation du discours direct, l'esclavage est présenté par la mère de manière méliorative, nous pouvons le voir grâce aux termes utilisés : “vivre heureux”, “nos seigneurs”, “fortune”, “honneur”. Il y a un décalage entre les aspirations de la mère et ce vers quoi elle pousse son fils. Elle présente l'esclavage comme un honneur pour son fils qui le conduira au bonheur mais qui impliquera également celui de ses parents "tu fais par-là la fortune de ton père et de ta mère". 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L'esclave débute son raisonnement par une affirmation des fétiches hollandais (les religieux), une généralité (utilisation du présent de vérité générale): “nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs", il continue par une déduction "si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains" et enfin il termine par une opposition "or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible". Il souligne ici le décalage entre les paroles des esclavagistes et leurs actes. C'est l'hypocrisie des hollandais qui est ici dénoncée. Alors qu'ils affirment l'égalité entre tous les hommes, ils condamnent les Noirs à l'esclavage. MOUVEMENT 4 Jusqu'ici Pangloss enseignait à Candide l'Optimisme: “dans la vie, le mal est toujours compensé par le bien", or Candide ne peut trouver des éléments positifs dans l'esclavage, après ce qu'il vient d'entendre de la bouche d'un esclave lui-même. Il nomme d'ailleurs l'esclavage "abomination". C'est pourquoi il renonce à l'Optimisme et le signifie à Pangloss "je renonce à ton optimisme". Nous pouvons remarquer que Candide est envahie par la compassion. Le sort de l'esclave le fait pleurer, nous retrouvons d'ailleurs dans la même phrase : "versait des larmes” et “en pleurant". L'esclave devient le sien "son nègre". Dans le dernier mouvement, la définition de l'optimisme selon Candide est donnée : "c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal”. Voltaire tourne la définition de l'optimisme en dérision, d'abord par la question naïve de Cacambo "qu'est-ce qu'optimisme ?" (Optimisme est utilisé sans article ici), ensuite par l'utilisation de l'antithèse entre le "bien" et le "mal" ; enfin il utilise le nom "rage" pour souligner le caractère absurde de la philosophie Leibnizienne. Sa définition de l'optimisme est donc ironique. CONCLUSION L'extrait présenté ici propose l'exemple d'une atteinte aux droits de l'homme et à la liberté: la traite négrière. La rencontre de l'esclave Cacambo est un choc pour Candide, qui redécouvre la réalité du malheur après avoir visité l'Eldorado. L'étude de ce texte nous montre que c'est Voltaire qui s'exprime à travers l'esclave. En effet Voltaire dénonce l'esclavage et il le fait avec ironie, comme lorsqu'il évoque la religion. L'évocation de la mutilation des nègres suscite un sentiment de révolte et d'indignation chez le lecteur. Ce texte est un parfait exemple du combat de Voltaire contre l'intolérance et l'injustice et c'est bien aussi dans le but de combattre pour l'égalité qu'il écrit Candide.