Premier mouvement : entre fascination et angoisse
Dans la première partie du poème "A New York", Senghor exprime son émerveillement initial face à la métropole américaine. Il utilise des apostrophes et des personnifications pour s'adresser directement à la ville, la comparant à une femme séduisante avec "ta beauté" et "tes yeux". Les gratte-ciel sont décrits comme "ces grandes filles d'or aux longues jambes", illustrant la fascination du poète pour la grandeur et la modernité de New York.
Cependant, cette admiration est teintée d'appréhension. Senghor emploie des métaphores comme "yeux de métal bleu" et "sourire de givre" pour souligner le caractère froid et intimidant de la ville. Le champ lexical des forces de la nature ("éclipse", "foudroient", "cyclones") renforce l'impression de puissance écrasante de New York.
Exemple: L'utilisation répétée de "si timide" montre l'intimidation ressentie par le poète face à l'immensité de la ville.
Le poète oscille entre admiration et angoisse, utilisant des contrastes saisissants pour exprimer son ambivalence. La poésie New York ville de rêve et de beauté se mêle à une atmosphère inquiétante, préfigurant le changement de ton à venir.





