Le romantisme dans "On ne badine pas avec l'amour"
Dans cette analyse linéaire de la pièce, Perdican s'oppose fermement à l'influence que les religieuses ont exercée sur Camille. Son discours révèle plusieurs aspects essentiels du romantisme :
- Il critique vivement l'amour divin promu par les nonnes, qu'il considère comme un artifice
- Il accuse les religieuses d'avoir perverti Camille, créant un paradoxe puisqu'elles sont censées la rendre vertueuse
- Il fait appel à la nostalgie de l'enfance, perçue comme un paradis naturel (évocation du petit bois, de la fontaine)
Perdican établit une opposition claire :
- L'innocence associée à la nature
- La perversion liée aux études et à la ville
Concept clé : Le discours de Perdican utilise de nombreux procédés stylistiques comme l'ironie ("ces femmes ont bien parlé"), les paradoxes ("Le ciel n'est pas pour elle" à propos des nonnes) et l'exagération ("récit hideux [...] empoisonnés").
Le personnage construit une critique véhémente à travers des procédés sonores marquants :
- Parallélismes ("Tous les hommes toutes les femmes")
- Gradation (de l'individu à la société entière)
- Allitérations et assonances (répétitions de consonnes et voyelles)
- Champ lexical de l'artifice omniprésent




































