ORAL DE BAC—LE THÉÂTRE

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ORAL DE BAC—LE THÉÂTRE

 I.LE THÉÂTRE
ORAL DE FRANÇAIS SESSION 2023
1. Lagarce, Juste la fin du Monde, Prologue.
LOUIS. Plus tard, l'année d'après
- j'allais mourir

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TEXTES SESSION 2023 —Juste La Fin du Monde, JL Lagarce (x3) —Phèdre, Racine —Antigone, Anouilh

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I.LE THÉÂTRE ORAL DE FRANÇAIS SESSION 2023 1. Lagarce, Juste la fin du Monde, Prologue. LOUIS. Plus tard, l'année d'après - j'allais mourir à mon tour - j'ai près de trente-quatre ans maintenant et c'est à cet âge que je mourrai, l'année d'après, de nombreux mois déjà que j'attendais à ne rien faire, à tricher, à ne plus savoir, de nombreux mois que j'attendais d'en avoir fini, l'année d'après, comme on ose bouger parfois, à peine, devant un danger extrême, imperceptiblement, sans vouloir faire de bruit ou commettre un geste trop violent qui réveillerait l'ennemi et vous détruirait aussitôt, l'année d'après, malgré tout, la peur, prenant ce risque et sans espoir jamais de survivre, malgré tout, l'année d'après, je décidai de retourner les voir, revenir sur mes pas, aller sur mes traces et faire le voyage, pour annoncer, lentement, avec soin, avec soin et précision - ce que je crois - lentement, calmement, d'une manière posée - et n'ai-je pas toujours été pour les autres et eux, tout précisément, n'ai-je pas toujours été un homme posé ?, pour annoncer, dire, seulement dire, ma mort prochaine et irrémédiable, l'annoncer moi-même, en être l'unique messager INTRODUCTION: Le théâtre Lagarce interroge la difficulté à dire la vérité sur soi. Il s'agit aussi de se pencher sur la complexité des relations familiales. Louis revient dans sa famille après des années d'absences. Le prologue évoque le théâtre antique.Le personnage...

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principal révèle la raison de sa venue, l'annonce de sa mort prochaine. En quoi ce prologue montre-t-il les tourments intérieurs de Louis? COMPO: MVT 1 (1 à 14): Un personnage face à sa mort MVT 2 (15 à 27):La décision du retour MVT (28 à 32):Une annonce dérisoire et tragique Au seuil de la pièce, Louis se fait narrateur de sa propre vie à travers l'expression du registre lyrique, rendant ce monologue très singulier. Il annonce le thème de la pièce et créer un sentiment d'urgence temporelle "plus tard, l'année d'après". L1: La parole s'inscrit dès le départ dans un futur prophétique. Le jeu des temps verbaux donne l'impression que Louis est suspendu entre la vie et la mort. L2: "J'allais mourir" L3: "J'ai près de 34 ans" L4: "Je mourrais" L5: Les paroles de Louis sont répétitives "l'année d'après", il ressasse cette attente solitaire. La gradation au rythme ternaire "à ne rien faire, à tricher" crée un parallélisme qui soulignent les tourments existentiels de Louis. L6-8: Anaphore de "nombreux mois" qui inscrit la souffrance dans une longue durée indéterminée. L10:Le personnage éprouve un besoin physique de réagir à la mort "Comme on ose bouger, parfois à peine" comme le montre cette subordonnée de comparaison. Trois hyperboles accompagnent le discour de Louis pour appuyer cette peur Après nous avoir confié sa mort, Louis nous explique les raisons de son retour en famille, et pourquoi cela est compliqué pour lui. La répétition de la formule concessive "malgré tout"rythme l'expression de détresse de Louis. La mise en relief de la peur montre qu'elle est au coeur de son discours L14: "La peur" montre le registre tragique prédominant. L20: Cinquième répétition de "l'année d'après". Cela souligne bien l'angoisse qu'éprouve Louis face à la mort. L21: Le personnage justifie son choix à travers le passé simple “je décidais". Ce verbe constitue le coeur d'une longue phrase de 32 lignes que constitue le monologue L21-22: Les verbes à l'infinitif "vain" "revenir "aller" prouve que Louis revient à ces origine dans ce moment de crise L25: anaphore "lentement" "avec soin". Le texte est construit sur la figure de l'épanorthose; le personnage insiste sur la façon dont il parlera de sa mort. L26-27: La question rhétorique interroge le rapport entre qui ont est et comment nous sommes perçus. Pour sa famille, Louis incarne la sagesse: périphrase "un homme posé" L28-31: l'objet de l'annonce est enfin prononcé comme une connotation tragique, la parole revient avec insistance sur elle-même "annoncé "dire". Le besoin de s'affirmer à travers le pronom "il", "moi même" Comme dans la tragédie antique, Louis ressemble à Hermès, Dieu messager chargé de guider les âme vers d'autres mondes CONCLUSION: Dans ce prologue, Louis exprime les raisons de son retour en famille. Il dévoile alors sa volonté de rester maître de son destin; c'est pour lui une manière de rester vivant jusqu'au bout. L'épilogue de la pièce effectue un écho tragique à ce prologue. En effet, Louis fait le constat de son incapacité à révéler la vérité à sa famille “Je meurs quelque mois plus tard". 2. Lagarce, Juste la fin du Monde, Partie 1-Scène 3 Parfois, tu nous envoyais des lettres, parfois tu nous envoies des lettres, ce ne sont pas des lettres, qu'est-ce que c'est ? de petits mots, juste des petits mots, une ou deux phrases, rien, comment est-ce qu'on dit? elliptiques. << Parfois, tu nous envoyais des lettres elliptiques. >> Je pensais, lorsque tu es parti (ce que j'ai pensé lorsque tu es parti), lorsque j'étais enfant et lorsque tu nous a faussé compagnie (là que ça commence), je pensais que ton métier, ce que tu faisais ou allais faire dans la vie, ce que tu souhaitais faire dans la vie, je pensais que ton métier était d'écrire (serait d'écrire) ou que, de toute façon - et nous éprouvons les uns et les autres, ici, tu le sais, tu ne peux pas ne pas le savoir, une certaine forme d'admiration, c'est le terme exact, une certaine forme d'admiration pour toi à cause de ça -, ou que, de toute façon, si tu en avais la nécessité, si tu en éprouvais la nécessité, si tu en avais, soudain, l'obligation ou le désir, tu saurais écrire, te servir de ça pour te sortir d'un mauvais pas ou avancer plus encore. Mais jamais, nous concernant, jamais tu ne te sers de cette possibilité, de ce don (on dit comme ça, c'est une sorte de don, je crois, tu ris) jamais, nous concernant, tu ne te sers de cette qualité - c'est le mot et un drôle de mot puisqu'il s'agit de toi - jamais tu ne te sers de cette qualité que tu possèdes, avec nous, pour nous. Tu ne nous en donnes pas la preuve, tu ne nous en juges pas dignes. C'est pour les autres. INTRODUCTION: JLFM relate le retour de Louis dans sa famille afin d'annoncer sa mort. La scène 3 de la première partie laisse la parole à Suzanne,la sœur cadette de Louis. Elle évoque la correspondance entretenue avec son frère. En quoi cette tirade de Suzanne révèle-t-elle l'ambiguïté de ses sentiments? COMPO: MVT 1 (1-7): commentaire sur la correspondance trop rare de Louis MVT 2 (8-11): déclaration sous forme de reproche MVT 3 (12-27): un discours oscillant entre admiration et reproche MVT 4 (28-37): un ton accusateur L1-2: Une sorte de distique avec deux phrases similaires et une anaphore "parfois". "tu nous" marque les deux temps: Louis et sa famille. Il s'agit d'une interrogation partielle voire question rhétorique. L4-5-6: Les trois versets cherchent à tâtons selon le procédé de l'épanorthose. Suzanne cherche à définir cette mystérieuse correspondance minimaliste. La gradation montre la difficulté qu'à la jeune femme à trouver kes mots exacts. Le rejet du pronom "rien" en début de vers réduit à néant le contentement que ces lettres pourraient procurer. Une nouvelle interrogation partielle montre que Suzanne continue à se poser des questions elle-même. Le langage soutenu prouve qu'elle veut se montrer à la hauteur de son frère écrivain. L7: Les guillemets montrent qu'elle se cite elle-même comme un auteur. procédé d'imitation. L8: La déclaration sous forme de reproches bascule à la 1e pps. L10: La parenthèse traduit une hésitation. Tout est très flou. L11:L'expression "fausser compagnie” marque un degré d'accusation négative. L12: la reprise du verbe “je pensais” signifie un passage introspectif. Suzanne cherche, elle fait passer ses émotions à travers Louis. L14: "tu souhaiterais" Suzanne a peu de courage. L17: les tirets heurtent le discourent et montre que Suzanne ne sait pas quoi réellement penser de son frère. L20: Elle n'a jamais douté de son frère pour l'écriture même si à la fin de la phrase le terme "ça" devient péjoratif et rappelle avec le verbe "avancer", la distance que Louis à prit avec sa famille. L22: Anaphore “si tu...la nécessité". épanorthose. Suzann reproche à son frère son manque d'envie. L29-31: Tournant dans le discours de Suzanne. L'adverbe “jamais" sera prononcé 4x et montre un ton qui se durcit de manière définitive une nouvelle fois. La sphère familiale est convoquée "nous concernant” afin d'évoquer le dommage. Ironie de la part de Suzanne: possibilité, don, qualité L33:Le reproche de Suzanne à Louis est reformulé et oppose encore le tu au nous. 35-37:Le retour à la ligne exprime la difficulté de Suzanne à être comprise par son frère. champs lexical du judiciaire “preuve,juge” reflète la rancoeur ressentie. Il est accusé d'ingratitude et d'arrogance.

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Quel belle fiche 😍😍 c'est sûr qu'elle va beaucoup aider

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L6-8: Anaphore de "nombreux mois" qui inscrit la souffrance dans une longue durée indéterminée. L10:Le personnage éprouve un besoin physique de réagir à la mort "Comme on ose bouger, parfois à peine" comme le montre cette subordonnée de comparaison. Trois hyperboles accompagnent le discour de Louis pour appuyer cette peur Après nous avoir confié sa mort, Louis nous explique les raisons de son retour en famille, et pourquoi cela est compliqué pour lui. La répétition de la formule concessive "malgré tout"rythme l'expression de détresse de Louis. La mise en relief de la peur montre qu'elle est au coeur de son discours L14: "La peur" montre le registre tragique prédominant. L20: Cinquième répétition de "l'année d'après". Cela souligne bien l'angoisse qu'éprouve Louis face à la mort. L21: Le personnage justifie son choix à travers le passé simple “je décidais". Ce verbe constitue le coeur d'une longue phrase de 32 lignes que constitue le monologue L21-22: Les verbes à l'infinitif "vain" "revenir "aller" prouve que Louis revient à ces origine dans ce moment de crise L25: anaphore "lentement" "avec soin". Le texte est construit sur la figure de l'épanorthose; le personnage insiste sur la façon dont il parlera de sa mort. L26-27: La question rhétorique interroge le rapport entre qui ont est et comment nous sommes perçus. Pour sa famille, Louis incarne la sagesse: périphrase "un homme posé" L28-31: l'objet de l'annonce est enfin prononcé comme une connotation tragique, la parole revient avec insistance sur elle-même "annoncé "dire". Le besoin de s'affirmer à travers le pronom "il", "moi même" Comme dans la tragédie antique, Louis ressemble à Hermès, Dieu messager chargé de guider les âme vers d'autres mondes CONCLUSION: Dans ce prologue, Louis exprime les raisons de son retour en famille. Il dévoile alors sa volonté de rester maître de son destin; c'est pour lui une manière de rester vivant jusqu'au bout. L'épilogue de la pièce effectue un écho tragique à ce prologue. En effet, Louis fait le constat de son incapacité à révéler la vérité à sa famille “Je meurs quelque mois plus tard". 2. Lagarce, Juste la fin du Monde, Partie 1-Scène 3 Parfois, tu nous envoyais des lettres, parfois tu nous envoies des lettres, ce ne sont pas des lettres, qu'est-ce que c'est ? de petits mots, juste des petits mots, une ou deux phrases, rien, comment est-ce qu'on dit? elliptiques. << Parfois, tu nous envoyais des lettres elliptiques. >> Je pensais, lorsque tu es parti (ce que j'ai pensé lorsque tu es parti), lorsque j'étais enfant et lorsque tu nous a faussé compagnie (là que ça commence), je pensais que ton métier, ce que tu faisais ou allais faire dans la vie, ce que tu souhaitais faire dans la vie, je pensais que ton métier était d'écrire (serait d'écrire) ou que, de toute façon - et nous éprouvons les uns et les autres, ici, tu le sais, tu ne peux pas ne pas le savoir, une certaine forme d'admiration, c'est le terme exact, une certaine forme d'admiration pour toi à cause de ça -, ou que, de toute façon, si tu en avais la nécessité, si tu en éprouvais la nécessité, si tu en avais, soudain, l'obligation ou le désir, tu saurais écrire, te servir de ça pour te sortir d'un mauvais pas ou avancer plus encore. Mais jamais, nous concernant, jamais tu ne te sers de cette possibilité, de ce don (on dit comme ça, c'est une sorte de don, je crois, tu ris) jamais, nous concernant, tu ne te sers de cette qualité - c'est le mot et un drôle de mot puisqu'il s'agit de toi - jamais tu ne te sers de cette qualité que tu possèdes, avec nous, pour nous. Tu ne nous en donnes pas la preuve, tu ne nous en juges pas dignes. C'est pour les autres. INTRODUCTION: JLFM relate le retour de Louis dans sa famille afin d'annoncer sa mort. La scène 3 de la première partie laisse la parole à Suzanne,la sœur cadette de Louis. Elle évoque la correspondance entretenue avec son frère. En quoi cette tirade de Suzanne révèle-t-elle l'ambiguïté de ses sentiments? COMPO: MVT 1 (1-7): commentaire sur la correspondance trop rare de Louis MVT 2 (8-11): déclaration sous forme de reproche MVT 3 (12-27): un discours oscillant entre admiration et reproche MVT 4 (28-37): un ton accusateur L1-2: Une sorte de distique avec deux phrases similaires et une anaphore "parfois". "tu nous" marque les deux temps: Louis et sa famille. Il s'agit d'une interrogation partielle voire question rhétorique. L4-5-6: Les trois versets cherchent à tâtons selon le procédé de l'épanorthose. Suzanne cherche à définir cette mystérieuse correspondance minimaliste. La gradation montre la difficulté qu'à la jeune femme à trouver kes mots exacts. Le rejet du pronom "rien" en début de vers réduit à néant le contentement que ces lettres pourraient procurer. Une nouvelle interrogation partielle montre que Suzanne continue à se poser des questions elle-même. Le langage soutenu prouve qu'elle veut se montrer à la hauteur de son frère écrivain. L7: Les guillemets montrent qu'elle se cite elle-même comme un auteur. procédé d'imitation. L8: La déclaration sous forme de reproches bascule à la 1e pps. L10: La parenthèse traduit une hésitation. Tout est très flou. L11:L'expression "fausser compagnie” marque un degré d'accusation négative. L12: la reprise du verbe “je pensais” signifie un passage introspectif. Suzanne cherche, elle fait passer ses émotions à travers Louis. L14: "tu souhaiterais" Suzanne a peu de courage. L17: les tirets heurtent le discourent et montre que Suzanne ne sait pas quoi réellement penser de son frère. L20: Elle n'a jamais douté de son frère pour l'écriture même si à la fin de la phrase le terme "ça" devient péjoratif et rappelle avec le verbe "avancer", la distance que Louis à prit avec sa famille. L22: Anaphore “si tu...la nécessité". épanorthose. Suzann reproche à son frère son manque d'envie. L29-31: Tournant dans le discours de Suzanne. L'adverbe “jamais" sera prononcé 4x et montre un ton qui se durcit de manière définitive une nouvelle fois. La sphère familiale est convoquée "nous concernant” afin d'évoquer le dommage. Ironie de la part de Suzanne: possibilité, don, qualité L33:Le reproche de Suzanne à Louis est reformulé et oppose encore le tu au nous. 35-37:Le retour à la ligne exprime la difficulté de Suzanne à être comprise par son frère. champs lexical du judiciaire “preuve,juge” reflète la rancoeur ressentie. Il est accusé d'ingratitude et d'arrogance.