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texte de Flaubert

09/02/2022

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TEXTE 6:
<< Le père Goriot », Honoré de Balzac, 1835
INTRODUCTION
Le XIXème siècle est marqué par une période de guerres et de doutes. L'élé
TEXTE 6:
<< Le père Goriot », Honoré de Balzac, 1835
INTRODUCTION
Le XIXème siècle est marqué par une période de guerres et de doutes. L'élé
TEXTE 6:
<< Le père Goriot », Honoré de Balzac, 1835
INTRODUCTION
Le XIXème siècle est marqué par une période de guerres et de doutes. L'élé

TEXTE 6: << Le père Goriot », Honoré de Balzac, 1835 INTRODUCTION Le XIXème siècle est marqué par une période de guerres et de doutes. L'élément déclencheur fut la Révolution française de 1789. Puis, Napoléon régna en empereurs de 1801 à 1814. Enfin, la Restauration, qui marqua le rétablissement des Bourbons (Louis XVIII, puis Charles X) sur le trône de France, dura de 1814 à 1830. Cette période est aussi marquée par le début du réalisme. Ce mouvement littéraire se caractérise par des récits ne cherchant pas à idéaliser le monde et les gens, mais s'attachant à les représenter tels qu'ils sont. De nombreux écrivains furent partie de ce mouvement, dont Balzac. Balzac publie Le Père Goriot en 1835. La société qu'il peint est celle de la Restauration. La noblesse décline et cède le pas à la haute bourgeoisie. Dans La Comédie Humaine où chaque chapitre est un roman, il décrit les rouages de la société. Dans cette oeuvre, Balzac raconte l'histoire de la maison Vauquer, qui est une pension parisienne où se côtoient des résidents que tout oppose, et pourtant liés par la force des choses. Tous ont leurs secrets et leurs faiblesses. La maison Vauquer s'apparente alors à une peinture de cette époque, un cliché de personnages aussi différents qu'unis,...

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Légende alternative :

acteurs d'une comédie humaine. Dans cet extrait, Eugène est invité chez sa cousine, Mme de Beauséant, riche aristocrate mais abandonnée par son amant. Elle désire partir et aider son jeune cousin. En quoi cet extrait révèle-t-il un discours d'apprentissage ? Il conviendra dans un premier temps de justifier ce discours, puis de comprendre les fonctionnements sociaux qui en découlent, avant d'analyser la théorie implicite de Mme de Beauséant. I. Le discours se justifie - L'oratrice recherche la bienveillance de l'auditoire (captatio benevolentiae) : elle apostrophe l'émetteur et lui rappelle son statut privilégié par l'emploi de la particule << monsieur de Rastignac ». Le parallélisme des réponses est une manière de convaincre de son utilité car elle crée le besoin. Elle met en scène son interlocuteur (anaphore du « vous » et emploi du futur de certitude). La gradation contribue à faire rêver le jeune homme: en quelques actions, le but est atteint (champ lexical de la mesure). Arriver semble évident en suivant le plan. Elle justifie son rôle par la profondeur de son expérience : La concession 1.3 traduit l'humilité qui vise à renforcer la confiance. Elle file la métaphore du livre pour mieux convaincre, 1.3-4. La prise de conscience est renforcée par la position de la première personne qui était objet et passe sujet. Elle se pose comme celle qui a tracé la voie à emprunter et à suivre. Cependant la narration suggère que c'est son amertume qui la motive à se faire guide : Dès l'ouverture, 1.1, la métonymie « ce monde » révèle l'isolement dont souffre l'oratrice qui se sent abandonnée. On comprend que le monde ne mérite aucune considération. Les hyperboles qui suivent le confirment (corruption féminine, misérable vanité des hommes). Aucun individu n'échappe à sa condamnation morale. En fait, Madame de Beauséant se sent trahie par son amant et sa maîtresse qu'elle veut rabaisser. Le vocabulaire est de plus en plus violent et l'impératif ajoute à la violence du ton. La comparaison finale assimile les humains aux animaux les plus bas. Cela illustre la condition : plus on rabaisse les autres et plus on grimpe. La satire du moraliste s'entend derrière la sentence : celui qui est en haut a accepté d'abandonner ses valeurs morales. II. Le discours lève le voile sur les fonctionnements obscurs et inavoués de la société Le discours est celui de la mise en garde : C'est la condition et l'irréel qui dominent le passage. La gradation met en garde le jeune homme contre l'amour. L'exclamative 1.10 révèle l'importance de la condition et l'implication de l'oratrice. Elle envisage toutes les possibilités dans les parallélismes (glissement de la condition à l'impératif). La vie suit les règles comme si elle relevait d'une recette. Pas d'alternative. Même celles qui n'existent pas 1.11. Ces mises en garde donnent l'image d'une société corrompue. Elle révèle le rôle essentiel des femmes. Mais ce rôle est au détriment du mérite des hommes, 1.7. Elle révèle le rôle essentiel des apparences, 1.8. L'énumération exclut le rôle de l'intelligence ou de la bonté pour réussir. La comparaison entre « sentiment vrai » et « trésor » 1.8 suggère que ressentir, avoir des émotions est exclu. Seule l'indifférence permet d'arriver. Elle nie toute notion de solidarité. Le champ lexical de l'hypocrisie 1.9-10 oppose l'authenticité des êtres à ce qu'ils doivent laisser paraître. L'antithèse 1.9 enlève toute autre alternative. C'est la morale de La Fontaine dans ses Fables : pour réussir en société, il faut manger ou être mangé. Ces mises en garde sont en fait une confidence. Derrière le « vous » se cache le « je ». C'est ce que révèle le narrateur par le lapsus 1.12: << Ecoutez-moi Miguel ». Il trahit en fait l'obsession de ses pensées, comme si Rastignac pouvait devenir l'instrument de sa vengeance sur le monde. Elle est consciente de son déclin (adjectif « jeune » 1.8). On devine sa souffrance (vocabulaire de la chute 1.9). La violence de la trahison se lit dans la métonymie 1.10-11. On la sent blessée au plus profond d'elle-même, dans son amour et dans sa confiance. III. La fin du discours illustre la théorie Rupture des liens familiaux : L'oratrice illustre sa théorie sur la société par l'exemple des filles du père Goriot. Rappel les liens du sang pour mieux les nier 1.13-14. La rupture est soulignée par le procédé de l'hyperbole. On ajoute à la déshumanisation des sentiments (pronom << le >> 1.14-15). L'expansion du nom ajoute à la cruauté de la situation 1.15. Le possessif fait plonger le lecteur en focalisation interne : sentiment de jalousie d'une sœur envers l'autre. La gradation montre l'évolution de la rupture 1.16 et 17. La dernière caractérisation supprime tout existence d'un lien familial entre elles. La répétition montre que c'est la société qui détruit les liens humains - 1.17. Déchéance vers l'animalisation. La métaphore révèle la frustration sociale de celle qui n'est pas aristocrate 1.16. Elle ne maîtrise plus ses sentiments 1.16 (« jalousie » est sujet et plus objet). La métaphore est filée 1.18 pour décrire la volonté de parvenir. Elle est assimilée à un chien, à ce qui est sale. L'anaphore révèle son obsession et, par conséquent, son aveuglement: enfermement sur soi/absence d'empathie 1.19 à 20. La parataxe est cruelle 1.20 et renforce l'opposition. La revanche de Madame de Beauséant sur la société. Elle propose à Rastignac de le jeter dans la bataille. La phrase se construit sur 3 propositions. Les deux femmes << me » et « elle » tournent autour du « vous » de Rastignac, l'une lui permettant d'accéder à l'autre, pour s'en servir de relais vers le sommet. Aspect artificiel des relations sociales. Le bonheur de Madame de Nucingen se suffit dans 1.21. CONCLUSION - Balzac donne vie à ses personnages en peignant les dessous de la société et ses mécanismes. Ici, le personnage masculin est en position de récepteur des confidences d'une femme. Mais elles sont aussi les outils et les chemins qui sont nécessaires pour parvenir. C'est ce qui distingue le héros romantique du héros réaliste. Alors qu'Adolphe et Octave préfèrent s'exclure d'un monde qui les dégoûte, les jeunes Rastignac et Julien Sorel aspirent à grimper les échelles de cette société qu'ils découvrent corrompue et hypocrite. La satire sociale est forte. Pour réussir, il faut être immoral et écraser les autres par tous les moyens. - Balzac fait entrer le lecteur dans les ressorts intimes de son personnage. Non seulement il expose ses sentiments, mais il livre également ses incohérences, ses contradictions et ses travers. C'est pourquoi le personnage de Balzac fait toujours office de miroir au lecteur contemporain, même si la société a changé : l'humanité est toujours la même.