Page 2 : Analyse de la deuxième strophe et du premier tercet
La deuxième page poursuit l'analyse linéaire en se concentrant sur la deuxième strophe et le premier tercet du sonnet "Vénus Anadyomène". La progression du portrait corporel est marquée par une énumération rythmée par l'anaphore "puis", créant un effet de lourdeur.
Le physique de la femme est décrit comme dégradé et déformé, avec des termes soulignant sa grosseur et son manque d'harmonie. Rimbaud utilise des procédés stylistiques comme les paronymes et les jeux de versification pour renforcer cette impression de disgrâce.
Le premier tercet intensifie l'observation, présentant un être totalement repoussant. L'animalité est de nouveau évoquée, et une synesthésie désagréable est introduite, sollicitant à la fois la vue, l'odorat et le goût du lecteur.
Quote: "On remarque [...] qu'il faut voir à la loupe"
Highlight: Malgré sa laideur extrême, la femme est présentée comme un objet de curiosité fascinant, invitant le lecteur à adopter une posture de voyeur ou de naturaliste.
Vocabulary: Synesthésie - figure de style mêlant différentes perceptions sensorielles.




