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Analyse de document sur l'ordre westphalien

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Sujet type bac, analyse de documents, Thème 2 HGGSP Tle, Faire la Guerre faire la Paix, sujet sur l'ordre westphalien. Note obtenue au devoir : 19/20

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Devoir commun de HGGSP - Étude de document Sujet : En analysant le document et en vous appuyant sur vos connaissances, répondez à la question suivante : le « modèle westphalien » permet-il de comprendre les relations internationales d'aujourd'hui ? << L'Humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l'humanité », John Fitzgerald Kennedy C'est à travers l'idée sur laquelle repose cette citation, que les plénipotentiaires européens du XVIIème siècle suite à la guerre de trente ans, vont baser leur réflexions autour d'une table dans le but d'instaurer un nouveau modèle diplomatique et politique. Établies par les traités de Westphalie qui en résulte, il tend à instaurer un équilibre durable sur les scènes européenne et par la suite internationale. Cette restructuration des rapports géopolitiques et politiques sans précédent, offre ainsi une nouvelle vision des relations internationales, sois l'ensemble des rapports établies entre différents états, qui semblent être toujours d'actualité. Le document proposé intitulé « Le modèle westphalien, ses caractéristiques et sa pertinence », est un extrait traduit en français par Fayard en 2016 de l'œuvre « L'Ordre du monde » d'Henry Kissinger, publié en 2014. Conseiller nombreux président américains en matière de politique étrangère et à la Sécurité nationale, ainsi que secrétaire d'État sous Richard Nixon et Gerald...

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Ford puis lauréat du prix Nobel de la paix en 1973, Kissinger est un grand politologue et diplomate de la fin du 20ème siècle. Ce document offre une vision fidèle de l'auteur sur l'ampleur qu'a pris le modèle westphalien sur les relations interétatiques actuelles. Dans cette mesure nous pouvons nous demander comment le modèle Westphalien nous permet de comprendre les relations internationales contemporaines? Dans un premier temps nous verrons les caractéristiques et l'importance du modèle Westphalien, pour ensuite dans un second temps analyser son efficacité dans le bon déroulement des relations internationales actuelles. Dans une Europe déchirée par les séries d'affrontements interétatiques à bases religieuses, la guerre de trente ans fait sous un certain angle exception. Précisément, elle oppose les Habsbourg catholiques aux princes allemands protestants du Saint-Empire romain germanique, eux-mêmes alliés de la France catholique et autres. Dans cette guerre il n'est donc pas question de « l'empire, la dynastie ou la confession religieuse » mais plutôt d'intérêts politiques. La France cherche à déstabiliser la maison des Habsbourg pour gagner en puissance. Même si cela impliquerait de soutenir des protestants. Après la tenue de nombreux traités internationaux, la guerre de trente ans s'achève en 1648 avec l'établissement des traités de Westphalie, et en introduisant de manière définitive de nouveaux « éléments » pour l'instauration d'une paix durable. En plaçant « L'État » comme acteur décisionnel en matière de politique interne et étrangère, un nouvel « élément fondamentale de l'ordre européen » s'affirme; la « notion de souveraineté étatique ». Celle-ci est organiser comme suis : Premièrement, la souveraineté interne qui consiste ce que « chacun des signataires » puissent << choisir [librement de] sa propre structure intérieure », attribuant le monopole de la gouvernance du territoire et des populations présentes sur ce territoire aux dirigeants, et qui lui permet d'être en « mesure de préserver sa culture, sa politique, sa religion et sa politique intérieure ». Est précisé notamment le choix en matière « d'orientation religieuse » donc de religion d'État, tout en garantissant aux « confessions minoritaires » la liberté de « pratiqué leur fois en paix sans risquer la conversion forcée », pour apaiser les conflits et révoltes religieuse. Deuxièmement, la souveraineté extérieure, qui définit les éléments clés de la souveraineté territoriale d'un état, et qui détermine sa suprématie au sein de son territoire « à l'abri de toute intervention extérieure du système ». Cela inclut le respect de ses frontières et de celles de ses voisins limitrophes, ainsi que la reconnaissance mutuelle de la politique sur le territoire qu'ils possèdes. Les traités entreprennent dans cette mesure, quelques négociations et concessions, du moment où elle facilite la paix, et permettent l'introduction d'un « droit international » axée sur la création de nouvelles interactions équilibrées entre les peuples et les États, sois « un ensemble de règles admises par tous ». Par instance, l'octroi du droit à la liberté de cultes, qui sera ultérieurement réaffirmer par la DDHC en 1792. De surcroit, le développement des « échanges diplomatiques » en invitant des « représentants permanents dans les capitales des autres États », faisant référence aux ambassades et aux consulats crées pour renforcer les liens diplomatiques. Également, « l'organisation future de conférences et de consultations, la création de tribunes » se réfèrent à la tenue de congrès, réunissant les différents acteurs susceptibles d'entrer en guerre, et essayer donc de « régler les querelles avant qu'elles n'entraînent des conflits armés ». Toutes ses réformes ont comme objectif de réduire les conflits de toute nature, et de promouvoir la coopération et la diplomatie, dans un « désir commun d'éviter la réapparition d'une guerre totale sur le continent ». Enfin, Il intègre le principe d'équilibre des puissances, une configuration dans laquelle la présence de puissances de force équivalente dissuaderait de recourir au conflit armé. C'est ainsi que l'hégémonie de la maison des Habsbourg conservée sur le continent depuis le XVIème siècle, cesse au fur et à mesure de la démocratisation de l'ordre Westphalien. C'est vraisemblablement «< un tournant dans l'histoire des nations », avec la restructuration de la géopolitique eur éenne, et marque dans fait son importance. Le modèle westphalien laisse donc place à des États plus forts au niveau politique et diplomatique et renforce les relations entre États. Les mêmes objectifs d'atteindre une paix durable constitue la base des relations internationales modernes. Mais cette paix, depuis temps qu'elle est désirée, se fait bien attendre. Certes, de nos jours les relations internationales régit par des ratifications et signatures de traités et des lois ont pour but de « cultiver l'harmonie », à l'instar des précédents traités Westphalien. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, après l'échec de la société des nation, l'institution internationale charger de cette « quête d'ordre commune », n'est autre que l'Organisation des Nations Unies, défini par la charte de San Francisco de 1945. Elle est divisée en différents organes qui traites des grands enjeux du monde, et se base sur le multilatéralisme et la sécurité collective, sois le fait de privilégier la coopération pour répondre à des problèmes d'ordre politique. Comme Kissinger l'énonce si bien, c'est donc à travers « la multiplicité comme point de départ » que l'ordre Westphalien qui est à la base des relations internationales a pu « au milieu du XXe siècle » se mettre « en vigueur sur tous les continents ». En effet, la bipolarité formé pendant guerre froide, établissant l'hégémonie des deux superpuissances États-Unienne et Soviétique avec derrière eux, respectivement l'OTAN et les pays du pacte de Varsovie, qu'un équilibre des puissances a pu éviter une guerre destructrice. Cependant, un problème réside dans « ce système international » du moment où l'ONU, et le conseil de sécurité notamment a dévoilé ses failles. En effet, le blocage successif de résolutions avec le droit de véto qui était accorder aux deux puissances avait geler l'efficacité d'action de l'organisation onusiennes comme par exemple pendant les guerres israélo-arabe. C'est par ailleurs un problème qui persiste, étant donné qu'une hiérarchisation existe toujours au sein du conseil de sécurité aujourd'hui. Malgré l'effort d'hommes comme Kofi Annan ou de pays comme l'Afrique du Sud ou le Brésil qui demandent une équité au niveau de la représentativité des pays du mondes au sein de ce conseil, rien n'y fait. La loi du plus fort est toujours d'actualité. Les États-Unis qualifiable de puissance quasi-hégémonique sont sorti d'une guerre illégale en 2003 en toute impunité, agissant en Irak de manière unilatéral sans accord de l'ONU. Enfin, la notion de guerre n'est plus la même qu'avant, avec l'apparition de groupes armés non conventionnels, qui n'agissent souvent pas aux nom d'un état, c'est la cas de l'organisation terroriste Al Qaeda par exemple. Le droit international et l'ordre westphalien sont donc dans l'impasse étant donné que de nouveaux enjeux font leur apparition, de quoi remettre en cause l'affirmation de l'ordre westphalien comme étant la « charpente de l'ordre international actuel ». Pour conclure nous avons pu voir que les traites de Westphalie ont ouvert la voie à un nouvel apport politique et international qui perdure jusqu'à nos jours, et qui consiste à instaurer une paix durable malgré tous les enjeux qui joue en sa défaveur. Il faudrait donc réfléchir aujourd'hui à un renforcement du système onusiens et des institutions internationales pour pouvoir être plus engager à l'application de résolutions digne d'un ordre westphalien, et applicable face aux nouveaux enjeux contemporain auquel nous faisons face. En effet, nous pouvons voir comment ce dernier serait structurer de façon à être adapté à notre nouveau monde aux acteurs divers (non conventionnel, guérilla, organisation terroristes...) et aux nouveaux espaces (cyberespace, conquêtes spatiales...) Enseignement de spécialité HGGSP Etude critique de document du 7 octobre 2022 - Durée: 3 heures Sujet : En analysant le document et en vous appuyant sur vos connaissances, répondez à la question suivante : le << modèle westphalien » permet-il de comprendre les relations internationales d'aujourd'hui ? Document : Le modèle westphalien, ses caractéristiques et sa pertinence Si la paix de Westphalie a marqué un tournant dans l'histoire des nations, c'est parce que les éléments qu'elle a mis en place étaient aussi simples que radicaux. L'État – et non l'empire, la dynastie ou la confession religieuse – s’affirma comme l’élément fondamental de l'ordre européen. La notion de souveraineté étatique fut établie. Le droit de chacun des signataires de choisir sa propre structure intérieure et son orientation religieuse personnelle indépendamment de toute intervention fut reconnu, tandis que des clauses absolument nouvelles veillaient à ce que des confessions minoritaires puissent pratiquer leur foi en paix, sans risquer la conversion forcée. Au-delà des exigences immédiates de l'heure, les principes d'un système de « relations internationales » se mettaient en place, nourris par le désir commun d’éviter la réapparition d'une guerre totale sur le continent. On institua des échanges diplomatiques, notamment par l'installation de représentants permanents dans les capitales des autres États [...]. Les parties voyaient dans l'organisation future de conférences et de consultations la création de tribunes qui permettraient de régler les querelles avant qu'elles n’entraînent des conflits armés. Le droit international élaboré pendant la guerre par des conseillers lettrés et voyageurs tels que Hugo de Groot (Grotius) apparut comme un ensemble extensible de règles admises par tous, destinées à cultiver l'harmonie, centrées autour des traités de Westphalie eux- mêmes. Le génie de ce système, et la raison pour laquelle il s'est répandu à travers le monde, était que ses dispositions portaient sur des points de procédure, et non de fond. Si un État acceptait ces conditions de base, il pouvait être reconnu comme un citoyen international en mesure de préserver sa culture, sa politique, sa religion et sa politique intérieure personnelles, à l'abri de tout intervention extérieure du système international. [...] Le concept westphalien prenait la multiplicité comme point de départ et intégrait des sociétés diverses, dont chacune était acceptée comme une réalité, dans une quête d'ordre commune. Au milieu du XXe siècle, ce système international était en vigueur sur tous les continents ; il constitue toujours la charpente de l'ordre international actuel. Henry Kissinger¹, L'Ordre du monde, édition originale 2014, traduction française Paris, Fayard, 2016. 1: Henry Kissinger a été conseiller à la Sécurité nationale, puis secrétaire d'État sous Richard Nixon et Gerald Ford. Il a également conseillé de nombreux autres présidents américains en matière de politique étrangère. Il a été lauréat du prix Nobel de la paix en 1973. Bon courage

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Coool, je vais réviser à partir de cela aujourd'hui. Cheers 👍👍

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Ford puis lauréat du prix Nobel de la paix en 1973, Kissinger est un grand politologue et diplomate de la fin du 20ème siècle. Ce document offre une vision fidèle de l'auteur sur l'ampleur qu'a pris le modèle westphalien sur les relations interétatiques actuelles. Dans cette mesure nous pouvons nous demander comment le modèle Westphalien nous permet de comprendre les relations internationales contemporaines? Dans un premier temps nous verrons les caractéristiques et l'importance du modèle Westphalien, pour ensuite dans un second temps analyser son efficacité dans le bon déroulement des relations internationales actuelles. Dans une Europe déchirée par les séries d'affrontements interétatiques à bases religieuses, la guerre de trente ans fait sous un certain angle exception. Précisément, elle oppose les Habsbourg catholiques aux princes allemands protestants du Saint-Empire romain germanique, eux-mêmes alliés de la France catholique et autres. Dans cette guerre il n'est donc pas question de « l'empire, la dynastie ou la confession religieuse » mais plutôt d'intérêts politiques. La France cherche à déstabiliser la maison des Habsbourg pour gagner en puissance. Même si cela impliquerait de soutenir des protestants. Après la tenue de nombreux traités internationaux, la guerre de trente ans s'achève en 1648 avec l'établissement des traités de Westphalie, et en introduisant de manière définitive de nouveaux « éléments » pour l'instauration d'une paix durable. En plaçant « L'État » comme acteur décisionnel en matière de politique interne et étrangère, un nouvel « élément fondamentale de l'ordre européen » s'affirme; la « notion de souveraineté étatique ». Celle-ci est organiser comme suis : Premièrement, la souveraineté interne qui consiste ce que « chacun des signataires » puissent << choisir [librement de] sa propre structure intérieure », attribuant le monopole de la gouvernance du territoire et des populations présentes sur ce territoire aux dirigeants, et qui lui permet d'être en « mesure de préserver sa culture, sa politique, sa religion et sa politique intérieure ». Est précisé notamment le choix en matière « d'orientation religieuse » donc de religion d'État, tout en garantissant aux « confessions minoritaires » la liberté de « pratiqué leur fois en paix sans risquer la conversion forcée », pour apaiser les conflits et révoltes religieuse. Deuxièmement, la souveraineté extérieure, qui définit les éléments clés de la souveraineté territoriale d'un état, et qui détermine sa suprématie au sein de son territoire « à l'abri de toute intervention extérieure du système ». Cela inclut le respect de ses frontières et de celles de ses voisins limitrophes, ainsi que la reconnaissance mutuelle de la politique sur le territoire qu'ils possèdes. Les traités entreprennent dans cette mesure, quelques négociations et concessions, du moment où elle facilite la paix, et permettent l'introduction d'un « droit international » axée sur la création de nouvelles interactions équilibrées entre les peuples et les États, sois « un ensemble de règles admises par tous ». Par instance, l'octroi du droit à la liberté de cultes, qui sera ultérieurement réaffirmer par la DDHC en 1792. De surcroit, le développement des « échanges diplomatiques » en invitant des « représentants permanents dans les capitales des autres États », faisant référence aux ambassades et aux consulats crées pour renforcer les liens diplomatiques. Également, « l'organisation future de conférences et de consultations, la création de tribunes » se réfèrent à la tenue de congrès, réunissant les différents acteurs susceptibles d'entrer en guerre, et essayer donc de « régler les querelles avant qu'elles n'entraînent des conflits armés ». Toutes ses réformes ont comme objectif de réduire les conflits de toute nature, et de promouvoir la coopération et la diplomatie, dans un « désir commun d'éviter la réapparition d'une guerre totale sur le continent ». Enfin, Il intègre le principe d'équilibre des puissances, une configuration dans laquelle la présence de puissances de force équivalente dissuaderait de recourir au conflit armé. C'est ainsi que l'hégémonie de la maison des Habsbourg conservée sur le continent depuis le XVIème siècle, cesse au fur et à mesure de la démocratisation de l'ordre Westphalien. C'est vraisemblablement «< un tournant dans l'histoire des nations », avec la restructuration de la géopolitique eur éenne, et marque dans fait son importance. Le modèle westphalien laisse donc place à des États plus forts au niveau politique et diplomatique et renforce les relations entre États. Les mêmes objectifs d'atteindre une paix durable constitue la base des relations internationales modernes. Mais cette paix, depuis temps qu'elle est désirée, se fait bien attendre. Certes, de nos jours les relations internationales régit par des ratifications et signatures de traités et des lois ont pour but de « cultiver l'harmonie », à l'instar des précédents traités Westphalien. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, après l'échec de la société des nation, l'institution internationale charger de cette « quête d'ordre commune », n'est autre que l'Organisation des Nations Unies, défini par la charte de San Francisco de 1945. Elle est divisée en différents organes qui traites des grands enjeux du monde, et se base sur le multilatéralisme et la sécurité collective, sois le fait de privilégier la coopération pour répondre à des problèmes d'ordre politique. Comme Kissinger l'énonce si bien, c'est donc à travers « la multiplicité comme point de départ » que l'ordre Westphalien qui est à la base des relations internationales a pu « au milieu du XXe siècle » se mettre « en vigueur sur tous les continents ». En effet, la bipolarité formé pendant guerre froide, établissant l'hégémonie des deux superpuissances États-Unienne et Soviétique avec derrière eux, respectivement l'OTAN et les pays du pacte de Varsovie, qu'un équilibre des puissances a pu éviter une guerre destructrice. Cependant, un problème réside dans « ce système international » du moment où l'ONU, et le conseil de sécurité notamment a dévoilé ses failles. En effet, le blocage successif de résolutions avec le droit de véto qui était accorder aux deux puissances avait geler l'efficacité d'action de l'organisation onusiennes comme par exemple pendant les guerres israélo-arabe. C'est par ailleurs un problème qui persiste, étant donné qu'une hiérarchisation existe toujours au sein du conseil de sécurité aujourd'hui. Malgré l'effort d'hommes comme Kofi Annan ou de pays comme l'Afrique du Sud ou le Brésil qui demandent une équité au niveau de la représentativité des pays du mondes au sein de ce conseil, rien n'y fait. La loi du plus fort est toujours d'actualité. Les États-Unis qualifiable de puissance quasi-hégémonique sont sorti d'une guerre illégale en 2003 en toute impunité, agissant en Irak de manière unilatéral sans accord de l'ONU. Enfin, la notion de guerre n'est plus la même qu'avant, avec l'apparition de groupes armés non conventionnels, qui n'agissent souvent pas aux nom d'un état, c'est la cas de l'organisation terroriste Al Qaeda par exemple. Le droit international et l'ordre westphalien sont donc dans l'impasse étant donné que de nouveaux enjeux font leur apparition, de quoi remettre en cause l'affirmation de l'ordre westphalien comme étant la « charpente de l'ordre international actuel ». Pour conclure nous avons pu voir que les traites de Westphalie ont ouvert la voie à un nouvel apport politique et international qui perdure jusqu'à nos jours, et qui consiste à instaurer une paix durable malgré tous les enjeux qui joue en sa défaveur. Il faudrait donc réfléchir aujourd'hui à un renforcement du système onusiens et des institutions internationales pour pouvoir être plus engager à l'application de résolutions digne d'un ordre westphalien, et applicable face aux nouveaux enjeux contemporain auquel nous faisons face. En effet, nous pouvons voir comment ce dernier serait structurer de façon à être adapté à notre nouveau monde aux acteurs divers (non conventionnel, guérilla, organisation terroristes...) et aux nouveaux espaces (cyberespace, conquêtes spatiales...) Enseignement de spécialité HGGSP Etude critique de document du 7 octobre 2022 - Durée: 3 heures Sujet : En analysant le document et en vous appuyant sur vos connaissances, répondez à la question suivante : le << modèle westphalien » permet-il de comprendre les relations internationales d'aujourd'hui ? Document : Le modèle westphalien, ses caractéristiques et sa pertinence Si la paix de Westphalie a marqué un tournant dans l'histoire des nations, c'est parce que les éléments qu'elle a mis en place étaient aussi simples que radicaux. L'État – et non l'empire, la dynastie ou la confession religieuse – s’affirma comme l’élément fondamental de l'ordre européen. La notion de souveraineté étatique fut établie. Le droit de chacun des signataires de choisir sa propre structure intérieure et son orientation religieuse personnelle indépendamment de toute intervention fut reconnu, tandis que des clauses absolument nouvelles veillaient à ce que des confessions minoritaires puissent pratiquer leur foi en paix, sans risquer la conversion forcée. Au-delà des exigences immédiates de l'heure, les principes d'un système de « relations internationales » se mettaient en place, nourris par le désir commun d’éviter la réapparition d'une guerre totale sur le continent. 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Si un État acceptait ces conditions de base, il pouvait être reconnu comme un citoyen international en mesure de préserver sa culture, sa politique, sa religion et sa politique intérieure personnelles, à l'abri de tout intervention extérieure du système international. [...] Le concept westphalien prenait la multiplicité comme point de départ et intégrait des sociétés diverses, dont chacune était acceptée comme une réalité, dans une quête d'ordre commune. Au milieu du XXe siècle, ce système international était en vigueur sur tous les continents ; il constitue toujours la charpente de l'ordre international actuel. Henry Kissinger¹, L'Ordre du monde, édition originale 2014, traduction française Paris, Fayard, 2016. 1: Henry Kissinger a été conseiller à la Sécurité nationale, puis secrétaire d'État sous Richard Nixon et Gerald Ford. Il a également conseillé de nombreux autres présidents américains en matière de politique étrangère. Il a été lauréat du prix Nobel de la paix en 1973. 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