La structure d'une cité grecque et l'apogée d'Athènes
La cité d'Athènes dans l'Antiquité était organisée selon un schéma typique des cités grecques, comprenant plusieurs éléments clés. Au centre se trouvait l'acropole, centre religieux de la cité, entourée du centre urbain. La place publique, ou agora, jouait un rôle crucial dans la vie politique et sociale. La cité était protégée par des remparts et entourée de campagnes.
Highlight: L'organisation spatiale d'une cité grecque reflétait sa structure sociale et politique, avec l'acropole comme point focal religieux et l'agora comme cœur de la vie publique.
En 478 av. J.-C., Athènes transforme l'alliance commune contre les Perses en Ligue de Délos, marquant le début de son ascension vers la thalassocratie. Cette transformation s'accompagne de l'établissement de clérouquies, des colonies de citoyens athéniens pauvres installés dans les cités alliées.
Vocabulaire: Les clérouquies étaient des colonies athéniennes établies sur les territoires des alliés, renforçant ainsi le contrôle d'Athènes sur la Ligue de Délos.
L'apogée d'Athènes est marquée par le transfert du trésor de la Ligue de Délos à Athènes en 454 av. J.-C., sous l'impulsion de Périclès. Cette période voit Athènes devenir la cité la plus puissante du monde grec.
La population athénienne était diverse, comprenant environ 40 000 citoyens (13% de la population), 12 500 métèques (étrangers libres résidant à Athènes), 32 500 femmes et enfants de métèques, et 95 000 esclaves.
Example: La composition démographique d'Athènes illustre la complexité de sa structure sociale, avec une minorité de citoyens jouissant de pleins droits politiques.
La démocratie athénienne reposait sur plusieurs institutions clés :
- L'ecclésia : l'assemblée des citoyens qui votait les lois et prenait les décisions importantes.
- La boulé : le conseil des 500 qui préparait les lois.
- L'héliée : le tribunal composé de 6 000 membres.
- Les magistrats, dont les plus importants étaient les stratèges.
Définition: L'ostracisme était une procédure permettant d'exiler pour dix ans un citoyen jugé dangereux pour la démocratie.
Les citoyens athéniens avaient des droits politiques mais aussi des devoirs, notamment militaires. L'éphébie, formation militaire entre 18 et 20 ans, donnait accès à la citoyenneté. Le misthos, une compensation financière, permettait aux citoyens les plus pauvres de participer à la vie politique.