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La notion de conscience renvoie à deux grandes significations. D'une part, la
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LA CONSCIENCE La notion de conscience renvoie à deux grandes significations. D'une part, la conscience peut être comprise comme conscience de soi : elle désigne alors la faculté de l'homme à être conscient de lui-même (de ses pensées, de ses actes), mais aussi du monde qui l'entoure. D'autre part, la conscience renvoie à la conscience morale : elle désigne alors la capacité de tout individu à saisir le bien et le mal Définition de la conscience : la conscience est l'appréhension directe par un sujet de ce qui se passe en lui et hors de lui-même. Ainsi être conscient de soi, c'est avoir la faculté de comprendre ses pensées, ses actes, mais également de percevoir et comprendre le monde qui nous entoure Comment définir la conscience alors que c'est la conscience elle-même qui définit la connaissance ? La conscience de soi. RENE DESCARTES (1596 ; 1650) et le cogito : Pour Descartes, la conscience de soi permet à l'être humain de réaliser qu'il existe Il tente l'expérience du doute généralisé. Il essaye d'établir une vérité certaine : -douter de la vérité sensorielle : nos sens sont-ils une source de certitudes et de vérités ? Mais il arrive à la conclusion que e monde sensible n'est pas la vérité ni la certitude selon Descartes (Illusion d'optique) - Douter des vérités...

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mathématiques : l'hypothèse d'un dieu trompeur. Etant croyant, Descartes élimine cette théorie. Descartes va même douter de son existence et à ce moment il a pris conscience qu'il doutait. ➡Mise en place du cogito : y a-t-il une vérité qui apparaisse au sein du doute ? Je doute, je ne peux donc pas douter du fait que je doute, lorsque je doute je pense : je pense donc je suis COGITO ERGOSUM ; JE PENSE DONC JE SUIS On vient de définir notre existence en tant que substance pensante EMMANUEL KANT (1724-1804) et l'apparition du “je” Kant se demande si l'on peut penser la conscience comme chose, même comme une chose pensante. Dans son livre "Critique de la raison pure” le philosophe cherche comment les différentes représentations que l'être humain a de lui-même sont unifiés. Il étudie ainsi les sensations de l'être humain, qui sont différentes selon les instants et les lieux où l'on se trouve. Il en conclut ainsi que c'est la conscience qui permet d'unifier ces différentes sensations, ces différents moments que l'ont vit. La capacité de l'homme à unifier toutes ses représentations tient au fait qu'il puisse dire « je ». Cette capacité exprime le pouvoir unificateur de la conscience. L'homme est le seul être à posséder une conscience : lui seul, à partir d'un certain âge, à le pouvoir de dire « je »>, l'âge ou l'on prend conscience de ce que on fait. Pour résumer, selon Kant, le moi ou le « je » peuvent se construire à partir de différentes représentations. Ces différentes représentations sont unies grâce à la conscience. GEORG HEGEL (1770 ; 1831) et la prise de conscience de soi : Philosophe idéaliste, d'après lui la raison est active dans l'histoire. Hegel considère le concept plus réel que la chose elle-même. « Dieu est la raison dans l'histoire ». << Dans son recueil « La phénoménologie de l'esprit », Hegel dit que le « je » est une prise de conscience de soi. De plus, il met en valeur notre différence avec l'animal. L'homme se distingue de l'animal par la conscience qu'il a de lui-même au moment où il agit. Tandis que l'animal a le sentiment de ce qu'il fait au moment où il le fait. PLATON (-428 ; -348) et le dialogue intérieur : C'est l'un des philosophes les plus importants de l'histoire de la philosophie, il fut l'élève de Socrate et le maitre d'Aristote. C'est un philosophe grec doublé d'être un athénien. Qu'est-ce que l'acte de la pensée ? Dans son livre « Théétète », Platon dit que on a un dialogue intérieur (qui est la conscience) : à chaque choix qui se présente à nous, une discussion intérieure prend forme en nous (que ce soit pour parler, le choix des mots qu'on va utiliser, pour saisir un objet) Pour Platon, même à un niveau minime, l'être humain est constamment en réflexion. Notre vraie nature n'est pas basée sur l'opinion (opinion au sens premier du terme : jugement sans fondement de raison) mais de nous soumettre à la raison. HENRI BERGSON (1859-1941) et la conscience mémorielle : Dans son livre << l'Énergie spirituelle », Bergson dit que la pensée est éminemment marquée par la spiritualité, il va développer la connaissance intuitive qu'il considère comme une véritable connaissance pour lui : la logique n'est pas des raisonnements mathématiques. Bergson oppose le temps (mesure intellectuelle) à la durée (ce qu'on éprouve personnellement). << La conscience est un pont jeté entre le passé le futur ». Elle sélectionne les actions passées pour « anticiper le futur », on parle d'une conscience mémorielle, elle est donc synonyme de choix. Pour résumer, Bergson dit que la conscience est un pont jeté entre le passée et l'avenir qu'elle signifie une conservation du passé d'où l'appellation "conscience mémorielle". JOHN LOCKE (1632-1704) et l'entendement Dans son livre << Essai sur l'entendement », Locke se demande qu'est-ce que l'action de penser ? Il répond en disant qu'il existe deux sortes de conscience : celle morale et celle réflective. Il dit :<< Il est impossible de percevoir sans percevoir aussi que l'on perçoit ». Locke explique que notre conscience se séparent de ce que l'on perçoit et de ce que l'on ressent. Lorsque nous percevons, nous devons nous focaliser sur cela pour en avoir conscience. Cette capacité, à savoir que nous percevons, nous permet de nous considérer comme une entité. La conscience réflective est le fait d'être un sujet, c'est-à-dire se considérer soi- même comme une même chose pensante. Tandis que la conscience morale correspond à la culpabilité lorsqu'on agit mal, et que nous reconnaissons que c'est nous qui avons agi (à l'inverse d’un animal qui ne se sent pas coupable longtemps après). La conscience de soi et le monde extérieur. BLAISE PASCAL (1623-1662) et la conscience de notre faiblesse : Dans son livre « Les pensées », Pascal a remarqué le fait que l'homme était extrêmement faible. Il le considère comme un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il dit : « combien de royaume nous ignore » nous sommes donc parmi les êtres les plus fragiles. Notre force vient de la conscience de notre petitesse, notre finitude nous rend supérieur. Ainsi la religion de l'homme l'aide à travers l'univers a trouvé sa place. On a donc la conscience de soi comme marque de la dignité humaine. EDMOND HUSSERL (1859-1938) et la conscience comme intentionnalité : Philosophe platoniste, Husserl pense que l'homme a besoin du rapport du monde extérieure pour prendre conscience de soi. Il dit que la conscience n'est jamais pure conscience de soi, mais toujours conscience de quelque chose d'où le terme d'intentionnalité. La conscience cherche toujours à viser un objet, son intention est de saisir l'extérieur, de saisir ce qu'il y'a autour de soi. Exemple: si j'observe un oiseau, c'est moi qui regarde l'oiseau. Mais je ne peux pas m'observer moi-même regardant l'oiseau car je ne peux pas sortir de ma conscience. L'oiseau étant à l'extérieur de moi, c'est ma conscience qui cherche à saisir cette image. Pour résumer, selon Husserl la conscience n'est pas conscience d'elle-même, elle est toujours conscience d'autre chose extérieure. GEORG HEGEL (1770 ; 1831) et le rapport à autrui : Dans son ouvrage « La phénoménologie de l'esprit », Hegel explique que l'existence d'autrui est essentielle à l'existence de la conscience de soi, on ne peut y accéder que si autrui nous reconnait. C'est ce qu'il développe dans la dialectique du maitre et de l'esclave : Lorsque nous luttons contre un sujet, nous comprenons que nous ne sommes pas seul et donc nous développons pleinement notre conscience. Par exemple si l'on prend deux hommes qui s'affrontent, l'un des deux va être prêt à mourir pour être reconnu tandis que l'autre va préférer la soumission plutôt que la mort. Le premier devient donc le maitre tandis que le deuxième devient l'esclave. Le maitre accède à la conscience de lui-même uniquement parce que l'autre l'a reconnu. L'esclave, quant à lui, a pris conscience de lui-même en ressentant la fragilité de son existence et la possibilité de sa mort. Dans les deux cas, la conscience de soi a nécessité la reconnaissance d'autrui. Pour résumer, l'homme a besoin du rapport à autrui pour prendre conscience de lui-même. La confrontation à autrui est nécessaire à la constitution de la conscience de soi. La conscience morale. JEAN-JACQUES ROUSSEAU (1712-1778) et la conscience morale naturelle : << Rousseau est l'un des principaux philosophes des lumières. Créateur du mythe de l'état de nature », d'après lui l'homme est naturellement bon, la société le perverti. Dans son œuvre << Emile ou de l'éducation », Rousseau défend l'idée qu'il existe un sens naturel de la morale, c'est-à-dire une capacité innée à saisir ce qu'est le bien ou le mal. Avant de vivre en sociétés, ils sont capables de sens morale. La conscience serait donc un sentiment inné et naturel en tant que tel et elle est renforcé par la pitié, un sentiment qui fait partager à tout être humain la souffrance/sentiments d'autrui. Cette conscience peut être étouffée par des pseudos justification d'où l'importance de l'éducation. Son œuvre : Emile ou de l'éducation. Ainsi Rousseau déplace la conscience dans la sensibilité, de telle sorte que via la pitié on accède directement à la morale. Pour résumer, la conscience morale est définie comme étant naturelle, innée en l'être humain, elle serait comme un instinct pour Rousseau. EMMANUEL KANT (1724-1804) et l’impératif catégorique : Dans son œuvre << Fondement de la métaphysique des mœurs », Kant dit que la conscience morale réside dans une loi universelle que tout être humain se donne à lui-même. Il fait reposer cette conscience morale sur l'impératif catégorique et l'impératif hypothétique : L'impératif catégorique repose sur la maxime suivante « agit seulement d'après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu'il devienne une loi universelle ». Il définit par le fait d'être morale uniquement pour la morale. D'après lui, la morale doit être la même en même temps, et en tous lieux : elle est donc universelle. Cependant on ne peut la partager qu'avec des gens moraux. Tandis que l'impératif hypothétique c'est être morale mais gouverner pour une fin personnelle c'est-à-dire que le but n'est pas moral de base mais il le devient par coïncidence. D'après Kant, l'impératif catégorique serait le but recherché et donc il faudrait donc se défendre contre l'impératif hypothétique qui est mauvais. Pour résumer, Kant dit que la conscience morale réside dans une loi universelle que tout être humain se donne à lui-même. Il fait reposer cette conscience morale sur les impératifs catégorique qui ont un but moral1 dépourvu d'intérêts. FRIEDRICH NIETZSCHE (1844-1900) et la fausse conscience morale : Nietzsche explique qu'il n'y a pas de différences entre les races dans sa philosophie. De plus, il dit qu'un bouleversement permanent se passe entre le faible et le fort. Le fort est l'archétype du barbare blond, qui suit que la loi du plus fort et le faible serait le juif, faible, malade et errant. Le fort veut tuer le juif, ce dernier lui parle du monde futur et le barbare est intéressé, il va se convertir et donc causer un bouleversement. Pour Nietzche, l'idéal serait un mélange entre la force du barbare et la sagesse du juif aves ses valeurs morales et ses idéaux bibliques. Comme homme idéal ou "surhomme" comme l'appelle Nietzche, on a Jésus mais il a fait la bêtise de mourir. Pour revenir à la conscience : Selon Nietzsche, la conscience est superficielle, c'est la partie émergeante de l'iceberg. Ce qui fait et anime l'homme ce sont ses instincts et la conscience n est que le masque de ces instincts ; utiliser la morale pour rendre présentable notre instinct animal. Pour résumer, Nietzsche dit que notre conscience morale n'est qu'un masque pour justifier notre instinct animal à l'instar du barbare qui pense que ce qu'il fait est moral alors que en fait il cache son instinct animal et barbare. By Elias et Mordek

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LA CONSCIENCE La notion de conscience renvoie à deux grandes significations. D'une part, la conscience peut être comprise comme conscience de soi : elle désigne alors la faculté de l'homme à être conscient de lui-même (de ses pensées, de ses actes), mais aussi du monde qui l'entoure. D'autre part, la conscience renvoie à la conscience morale : elle désigne alors la capacité de tout individu à saisir le bien et le mal Définition de la conscience : la conscience est l'appréhension directe par un sujet de ce qui se passe en lui et hors de lui-même. Ainsi être conscient de soi, c'est avoir la faculté de comprendre ses pensées, ses actes, mais également de percevoir et comprendre le monde qui nous entoure Comment définir la conscience alors que c'est la conscience elle-même qui définit la connaissance ? La conscience de soi. RENE DESCARTES (1596 ; 1650) et le cogito : Pour Descartes, la conscience de soi permet à l'être humain de réaliser qu'il existe Il tente l'expérience du doute généralisé. Il essaye d'établir une vérité certaine : -douter de la vérité sensorielle : nos sens sont-ils une source de certitudes et de vérités ? Mais il arrive à la conclusion que e monde sensible n'est pas la vérité ni la certitude selon Descartes (Illusion d'optique) - Douter des vérités...

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mathématiques : l'hypothèse d'un dieu trompeur. Etant croyant, Descartes élimine cette théorie. Descartes va même douter de son existence et à ce moment il a pris conscience qu'il doutait. ➡Mise en place du cogito : y a-t-il une vérité qui apparaisse au sein du doute ? Je doute, je ne peux donc pas douter du fait que je doute, lorsque je doute je pense : je pense donc je suis COGITO ERGOSUM ; JE PENSE DONC JE SUIS On vient de définir notre existence en tant que substance pensante EMMANUEL KANT (1724-1804) et l'apparition du “je” Kant se demande si l'on peut penser la conscience comme chose, même comme une chose pensante. Dans son livre "Critique de la raison pure” le philosophe cherche comment les différentes représentations que l'être humain a de lui-même sont unifiés. Il étudie ainsi les sensations de l'être humain, qui sont différentes selon les instants et les lieux où l'on se trouve. Il en conclut ainsi que c'est la conscience qui permet d'unifier ces différentes sensations, ces différents moments que l'ont vit. La capacité de l'homme à unifier toutes ses représentations tient au fait qu'il puisse dire « je ». Cette capacité exprime le pouvoir unificateur de la conscience. L'homme est le seul être à posséder une conscience : lui seul, à partir d'un certain âge, à le pouvoir de dire « je »>, l'âge ou l'on prend conscience de ce que on fait. Pour résumer, selon Kant, le moi ou le « je » peuvent se construire à partir de différentes représentations. Ces différentes représentations sont unies grâce à la conscience. GEORG HEGEL (1770 ; 1831) et la prise de conscience de soi : Philosophe idéaliste, d'après lui la raison est active dans l'histoire. Hegel considère le concept plus réel que la chose elle-même. « Dieu est la raison dans l'histoire ». << Dans son recueil « La phénoménologie de l'esprit », Hegel dit que le « je » est une prise de conscience de soi. De plus, il met en valeur notre différence avec l'animal. L'homme se distingue de l'animal par la conscience qu'il a de lui-même au moment où il agit. Tandis que l'animal a le sentiment de ce qu'il fait au moment où il le fait. PLATON (-428 ; -348) et le dialogue intérieur : C'est l'un des philosophes les plus importants de l'histoire de la philosophie, il fut l'élève de Socrate et le maitre d'Aristote. C'est un philosophe grec doublé d'être un athénien. Qu'est-ce que l'acte de la pensée ? Dans son livre « Théétète », Platon dit que on a un dialogue intérieur (qui est la conscience) : à chaque choix qui se présente à nous, une discussion intérieure prend forme en nous (que ce soit pour parler, le choix des mots qu'on va utiliser, pour saisir un objet) Pour Platon, même à un niveau minime, l'être humain est constamment en réflexion. Notre vraie nature n'est pas basée sur l'opinion (opinion au sens premier du terme : jugement sans fondement de raison) mais de nous soumettre à la raison. HENRI BERGSON (1859-1941) et la conscience mémorielle : Dans son livre << l'Énergie spirituelle », Bergson dit que la pensée est éminemment marquée par la spiritualité, il va développer la connaissance intuitive qu'il considère comme une véritable connaissance pour lui : la logique n'est pas des raisonnements mathématiques. Bergson oppose le temps (mesure intellectuelle) à la durée (ce qu'on éprouve personnellement). << La conscience est un pont jeté entre le passé le futur ». Elle sélectionne les actions passées pour « anticiper le futur », on parle d'une conscience mémorielle, elle est donc synonyme de choix. Pour résumer, Bergson dit que la conscience est un pont jeté entre le passée et l'avenir qu'elle signifie une conservation du passé d'où l'appellation "conscience mémorielle". JOHN LOCKE (1632-1704) et l'entendement Dans son livre << Essai sur l'entendement », Locke se demande qu'est-ce que l'action de penser ? Il répond en disant qu'il existe deux sortes de conscience : celle morale et celle réflective. Il dit :<< Il est impossible de percevoir sans percevoir aussi que l'on perçoit ». Locke explique que notre conscience se séparent de ce que l'on perçoit et de ce que l'on ressent. Lorsque nous percevons, nous devons nous focaliser sur cela pour en avoir conscience. Cette capacité, à savoir que nous percevons, nous permet de nous considérer comme une entité. La conscience réflective est le fait d'être un sujet, c'est-à-dire se considérer soi- même comme une même chose pensante. Tandis que la conscience morale correspond à la culpabilité lorsqu'on agit mal, et que nous reconnaissons que c'est nous qui avons agi (à l'inverse d’un animal qui ne se sent pas coupable longtemps après). La conscience de soi et le monde extérieur. BLAISE PASCAL (1623-1662) et la conscience de notre faiblesse : Dans son livre « Les pensées », Pascal a remarqué le fait que l'homme était extrêmement faible. Il le considère comme un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il dit : « combien de royaume nous ignore » nous sommes donc parmi les êtres les plus fragiles. Notre force vient de la conscience de notre petitesse, notre finitude nous rend supérieur. Ainsi la religion de l'homme l'aide à travers l'univers a trouvé sa place. On a donc la conscience de soi comme marque de la dignité humaine. EDMOND HUSSERL (1859-1938) et la conscience comme intentionnalité : Philosophe platoniste, Husserl pense que l'homme a besoin du rapport du monde extérieure pour prendre conscience de soi. Il dit que la conscience n'est jamais pure conscience de soi, mais toujours conscience de quelque chose d'où le terme d'intentionnalité. La conscience cherche toujours à viser un objet, son intention est de saisir l'extérieur, de saisir ce qu'il y'a autour de soi. Exemple: si j'observe un oiseau, c'est moi qui regarde l'oiseau. Mais je ne peux pas m'observer moi-même regardant l'oiseau car je ne peux pas sortir de ma conscience. L'oiseau étant à l'extérieur de moi, c'est ma conscience qui cherche à saisir cette image. Pour résumer, selon Husserl la conscience n'est pas conscience d'elle-même, elle est toujours conscience d'autre chose extérieure. GEORG HEGEL (1770 ; 1831) et le rapport à autrui : Dans son ouvrage « La phénoménologie de l'esprit », Hegel explique que l'existence d'autrui est essentielle à l'existence de la conscience de soi, on ne peut y accéder que si autrui nous reconnait. C'est ce qu'il développe dans la dialectique du maitre et de l'esclave : Lorsque nous luttons contre un sujet, nous comprenons que nous ne sommes pas seul et donc nous développons pleinement notre conscience. Par exemple si l'on prend deux hommes qui s'affrontent, l'un des deux va être prêt à mourir pour être reconnu tandis que l'autre va préférer la soumission plutôt que la mort. Le premier devient donc le maitre tandis que le deuxième devient l'esclave. Le maitre accède à la conscience de lui-même uniquement parce que l'autre l'a reconnu. L'esclave, quant à lui, a pris conscience de lui-même en ressentant la fragilité de son existence et la possibilité de sa mort. Dans les deux cas, la conscience de soi a nécessité la reconnaissance d'autrui. Pour résumer, l'homme a besoin du rapport à autrui pour prendre conscience de lui-même. La confrontation à autrui est nécessaire à la constitution de la conscience de soi. La conscience morale. JEAN-JACQUES ROUSSEAU (1712-1778) et la conscience morale naturelle : << Rousseau est l'un des principaux philosophes des lumières. Créateur du mythe de l'état de nature », d'après lui l'homme est naturellement bon, la société le perverti. Dans son œuvre << Emile ou de l'éducation », Rousseau défend l'idée qu'il existe un sens naturel de la morale, c'est-à-dire une capacité innée à saisir ce qu'est le bien ou le mal. Avant de vivre en sociétés, ils sont capables de sens morale. La conscience serait donc un sentiment inné et naturel en tant que tel et elle est renforcé par la pitié, un sentiment qui fait partager à tout être humain la souffrance/sentiments d'autrui. Cette conscience peut être étouffée par des pseudos justification d'où l'importance de l'éducation. Son œuvre : Emile ou de l'éducation. Ainsi Rousseau déplace la conscience dans la sensibilité, de telle sorte que via la pitié on accède directement à la morale. Pour résumer, la conscience morale est définie comme étant naturelle, innée en l'être humain, elle serait comme un instinct pour Rousseau. EMMANUEL KANT (1724-1804) et l’impératif catégorique : Dans son œuvre << Fondement de la métaphysique des mœurs », Kant dit que la conscience morale réside dans une loi universelle que tout être humain se donne à lui-même. Il fait reposer cette conscience morale sur l'impératif catégorique et l'impératif hypothétique : L'impératif catégorique repose sur la maxime suivante « agit seulement d'après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu'il devienne une loi universelle ». Il définit par le fait d'être morale uniquement pour la morale. D'après lui, la morale doit être la même en même temps, et en tous lieux : elle est donc universelle. Cependant on ne peut la partager qu'avec des gens moraux. Tandis que l'impératif hypothétique c'est être morale mais gouverner pour une fin personnelle c'est-à-dire que le but n'est pas moral de base mais il le devient par coïncidence. D'après Kant, l'impératif catégorique serait le but recherché et donc il faudrait donc se défendre contre l'impératif hypothétique qui est mauvais. Pour résumer, Kant dit que la conscience morale réside dans une loi universelle que tout être humain se donne à lui-même. Il fait reposer cette conscience morale sur les impératifs catégorique qui ont un but moral1 dépourvu d'intérêts. FRIEDRICH NIETZSCHE (1844-1900) et la fausse conscience morale : Nietzsche explique qu'il n'y a pas de différences entre les races dans sa philosophie. De plus, il dit qu'un bouleversement permanent se passe entre le faible et le fort. Le fort est l'archétype du barbare blond, qui suit que la loi du plus fort et le faible serait le juif, faible, malade et errant. Le fort veut tuer le juif, ce dernier lui parle du monde futur et le barbare est intéressé, il va se convertir et donc causer un bouleversement. Pour Nietzche, l'idéal serait un mélange entre la force du barbare et la sagesse du juif aves ses valeurs morales et ses idéaux bibliques. Comme homme idéal ou "surhomme" comme l'appelle Nietzche, on a Jésus mais il a fait la bêtise de mourir. Pour revenir à la conscience : Selon Nietzsche, la conscience est superficielle, c'est la partie émergeante de l'iceberg. Ce qui fait et anime l'homme ce sont ses instincts et la conscience n est que le masque de ces instincts ; utiliser la morale pour rendre présentable notre instinct animal. Pour résumer, Nietzsche dit que notre conscience morale n'est qu'un masque pour justifier notre instinct animal à l'instar du barbare qui pense que ce qu'il fait est moral alors que en fait il cache son instinct animal et barbare. By Elias et Mordek