LA VÉRITÉ

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scepticisme: courant philosophique → il n'y a pas vraiment de vérité
I. ADEQUATION ENTRE LA CHOSE ET L'INTELLECT
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LA VERITE scepticisme: courant philosophique → il n'y a pas vraiment de vérité I. ADEQUATION ENTRE LA CHOSE ET L'INTELLECT "adéquation de la chose et de l'intellect" THOMAS D'AQUIN DÉFINITION: → reflète la nature de la connaissance: monde extérieur puis connaissance fidèle que nous prenons de l'extérieur et enfin l'homme peut formuler des jugements que l'on peut dire vrais ou faux. → Une affirmation est vraie lorsqu'elle est conforme à la réalité dont on parle. → Une vérité est un jugement et appartient à l'ordre du discours. Vérité : jugement (affirmation) auquel nous ajoutons quelque chose à la connaissance, concept → Concept: qui existe pour l'esprit réalisme: doctrine selon laquelle le monde extérieur existe bel et bien tel que nous le connaissons. RÉALISME INDIRECT: → on peut connaitre les choses, mais pas directement → uniquement les idées (représentations) qui naissent dans notre l'esprit au contact de la réalité. → pensées ne vivent pas les choses → intentionnalité ESPRIT je pense Représentation idée AME, INTELLECT ESPRIT CHOSES REALISME DIRECT: → toute connaissance des choses est une connaissance directe de la réalité, une connaissance des choses elles-mêmes. "l'âme est, en un sens, les êtres mêmes" ARISTOTE, "De l'âme " → Connaitre c'est assimiler la chose, la faire sienne. Ce n'est pas posséder une sorte d'entité interne et subjective qui "représente" une autre entité objective extérieure images, mots, nature, formation → L'intellect devient la...

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chose même dans l'acte de connaissance. Quand l'intellect comprend quelque chose, il saisit la forme de la chose. Espèce sensible Espèces intelligentes CHOSES (species): apparence MATIERE ET FORME: → Tout corps naturel est composé de matière et forme. forme: (#figure) ce qui fait de l'être ce qu'il est. matière : ce qui permet d'individuer le corps en question LE PROBLEME DES UNIVERSAUX: → Connaître, c'est acquérir un ensemble de concepts à propos du monde extérieur. → Augmenter notre connaissance des êtres vivants → apprendre le nom des différentes espèces universaux : mots, étiquettes (ex: homme, ours) = CONCEPT → Connaitre ce que sont les choses, c'est extraire (abstraire) la forme intelligible de la matière sensible perçue. → Tous les êtres sont singuliers car ils sont différents. Mais ils appartiennent à une espèce (un universel). Comment rendre compte de cette dualité des être composés à la fois de matière et de forme? Par la distinction entre matière et forme: → permet de distinguer entre la connaissance sensible que nous avons des individus qui sont des êtres singuliers (ils diffèrent par la matière qui les compose) et la connaissance intelligible que nous avons de leur forme (homme, ours, etc). Solution d'Ochkam: ● → éliminer les universaux ! → Selon Ockham, le monde n'est constitué que d'êtres singuliers et Dieu connaît chaque être individuellement. C'est parce que la connaissance humaine est limitée que toute connaissance pour nous est générale. → Nous groupons les êtres en fonction des ressemblances que nous percevons entre des êtres que nous sommes incapables de connaître pleinement en tant qu'êtres singuliers. MAIS, cela nous conduirait à modifier complètement la conception courante de la connaissance et de la science. Si Ockham a raison, on ne peut plus affirmer que « le métal se dilate lorsqu'il est chauffé », puisque le métal est un universel : tout ce qu'on peut dire, c'est que << tel être se dilate quand nous le chauffions ». L'INTELLECT EST IRREDUCTIBLE AU SENS ET À L'IMAGINATION: sens: sensation phantasme: image sensible retenue en mémoire à laquelle aboutit la perception sensible espèce intelligible: forme de la chose connue →Lorsque nous connaissons une chose, sa forme est reçue dans notre intellect, qui s'enrichit ainsi d'une nouvelle forme, qui devient ensuite un concept, prenant la forme d'un mot. → Notre connaissance prend l'essence dans un sens et forme et dégage de la matière qui rend possible le sens. → Ce n'est pas le sens ni l'imagination qui nous fait connaître les sens des choses. Le sens n'est capable de connaître que les singuliers, choses physiques l'intellect connaît les réalités incorporelles (ex: sagesse, vérité, relations des choses) → Le sens donne naissance à l'imagination. On ne peut pas réduire l'intellect au sens. On ne peut pas réduire l'intellect à l'imagination "il n'y a d'imagination que des réalités corporelles et singulières" → Toute image mentale est particulière et individuelle sous un aspect ou sous un autre ce qui n'est pas le cas des concepts. (ex: triangle). Les images mentales sont souvent vagues à la différence de la précision et de la netteté des concepts. → Nous ne pouvons former aucune image mentale des abstractions (loi, l'amour, ect) l'absence d'une chose, alors que l'intellect peut se saisir facilement de ces notions. On ne peut donc pas réduire l'intellect à l'imaginations. « l'opération de l'intellect a son origine dans le sens >> «dans l'état présent de notre vie dans lequel l'âme est unie à un corps passif, il est impossible pour notre intellect de comprendre quoi que ce soit en acte, si ce n'est en s'appuyant sur les phantasmes THOMAS D'AQUIN, Somme théologique → L'intellect dépend de lui pour ses données, ses matières premières, sa nourriture. Le sens implique la perception de choses individuelles, ce qui donne naissance aux images et aux phantasmes de l'imagination et de la mémoire. →Toutes ces images ou phantasmes sont particulières et individuelles et ne sont pas intelligibles (c'est-à-dire ce n'est pas le genre de choses que l'intellect peut saisir). Dans la connaissance, l'intellect abstrait la forme des données des sens ("phantasme"). → L'intellect retire tous les traits particuliers des phantasmes pour produire un concept authentiquement universel (ou espèce intelligible) → Le concept abstrait est ensuite conservé dans l'intellect. REJET DU MATÉRIALISME DE DÉMOCRITE ET DE L'HYPERINTELLECTUALISME DE PLATON: Origine de nos concepts → Aristote (que reprend Thomas d'Aquin) ● D'après la conception de Démocrite: nos concepts sont des images matérielles et l'intellect est de nature sensible: → de chaque objet se détache en permanence une pellicule d'atomes que l'œil perçoit et qui conduit à la naissance d'images matérielles qui permettent la connaissance. (ex: triangles) D'après Platon: Il distingue l'intellect du sens, mais il coupe radicalement l'intellect du monde matériel. → L'intellect se détache des objets matériels perçus par le sens pour atteindre le monde des formes. → Le monde que nous percevons est une copie du seul monde authentiquement réel: monde des formes. → Sa théorie consiste à rejeter l'idée d'un monde de formes indépendant et à soutenir que les universaux ou formes existent bel et bien mais associées à la matière qu'elles spécifient. ESPECES SENSIBLES ESPECES INTELLIGIBLES: Les expressions "phantasmes", "espèces sensibles" et "espèces intelligibles" ne doivent pas donner l'impression qu'Aristote et Thomas d'Aquin soutiennent une forme de réalisme indirect. → Dans la perception, ce sont les objets que l'esprit saisit et non des représentations des choses. Voici le rôle que jouent l'espèce sensible et l'espèce intelligible dans la connaissance: "L'espèce intelligible est à l'intellect ce que l'image sensible est au sens. Mais l'image sensible n'est pas ce qui est perçu, mais plutôt ce par quoi le sens perçoit. Par conséquent l'espèce intelligible n'est pas ce qui est saisi en acte, mais ce par quoi l'intellect comprend" Somme théologique, TD Muni par la connaissance de concepts qui reflètent ce que sont les êtres (leur forme), l'homme peut alors formuler des jugements qui sont vrais ou faux selon que l'on affirme correctement ou non que tel être est un chêne, un ours, un homme, etc. 2.S'AGISSANT DES AFFAIRES HUMAINES, LA VÉRITÉ EST PLUS COMPLEXE ET REQUIERT UNE LIBERTE DE PENSÉE ABSOLUE TEXTE 1: (Bibliographie): John Stuart Mill, De la liberté (1859) (A) LA VERITE EST PLUS OU MOINS FACILE A ATTEINDRE SELON QU'IL S'AGIT DE MATHEMATIQUES, DES SCIENCES OU DES AFFAIRES HUMAINES affaires humaines: (morale. politique, religion, ect.) discussion : confrontation rigoureuse et méthodique des arguments de thèses adverses Comment l'esprit doit procéder pour connaître la vérité dans les différentes sphères du savoir ? Il existe différents ordres de vérités: Le domaine où la vérité est facile à atteindre est celui des mathématiques et logique. →la vérité possède un caractère d'évidence : l'esprit assentit immédiatement à chaque étape d'un raisonnement mathématique et aperçoit qu'il ne peut pas en être autrement. → Une notion mathématique demeure transparente à un esprit qui possède le don des mathématiques. ● ● ● → Comme l'écrit Mill, "L'évidence des vérités mathématiques a ceci de singulier que tous les arguments sont du même côté " → Pour Carnap ou Wittgenstein, les mathématiques constituent une science tautologique: les vérités mathématiques qui s'expriment sous la forme de propositions logiques peuvent toutes être ramenées à des jugements d'identité (tout ce que l'on affirme est tiré de ce qui est posé au départ et on ne fait que développer ce que contient la notion). → Ce qui est vrai des mathématiques ne l'est déjà plus des autres sciences de la nature Dès qu'on quitte le domaine des mathématiques: → Il existe une infinité de théories physiques incompatibles entre elles. →La discussion de théories opposées devient indispensable pour faire progresser la connaissance scientifique. (et on ne peut jamais exclure que de nouvelles découvertes ne viennent pas bouleverser de fond en comble des théories que l'on croyait vraies de façon definitive.) Le domaine des affaires humaines = le plus complexe (selon Mill) L'homme ainsi que les sociétés et les civilisations qu'il façonne constituent un objet beaucoup + difficile à appréhender que la nature des nombres ou que la structure de l'univers. → La discussion est encore + nécessaire que pour les sciences de la nature. → Comme l'écrit Mill, "quand il s'agit de la morale, la religion, la politique, les relations sociales et les affaires de la vie, les trois quarts des arguments pour chaque opinion contestée consistent à dissiper les aspects favorables de l'opinion opposée". → Justifier une théorie passe par la réfutation préalable des théories adverses. C'est aussi cette difficulté propre aux affaires humaines qui explique l'attitude courante de l'homme de la rue qui ne voit dans la philosophie ou dans la politique. → Comme l'écrit Mill, "celui qui ne connaît que ses propres arguments connaît mal sa cause", et pour un "être raisonnable" connaître la vérité = connaître à fond les arguments des meilleurs défenseurs de la thèse adverse. (B) SEULE UNE LIBERTÉ DE PENSÉE ET DE DISCUSSION ABSOLUE PERMET D'ÉTABLIR AUSSI PLEINEMENT QUE POSSIBLE LA VÉRITÉ. Puisque seule une discussion approfondie des thèses adverses permet de vérifier qu'on détient la vérité, il est nécessaire que la liberté de pensée et de discussion soit absolue au sein de la société. C'est la raison pour laquelle Mill offre une défense brillante de la liberté de pensée. → Il faut non seulement autoriser chacun à discuter librement toute opinion car l'homme n'est pas infaillible, mais, même lorsqu'une vérité est aussi parfaitement établie qu'elle peut l'être (ex: vérité historique) → Il faut laisser les adversaires de ces vérités libres de colporter des erreurs et des mensonges afin que chacun puisse comprendre sur quels fondements telle opinion est reçue comme étant la vérité. C'est dans la confrontation avec l'erreur que l'on peut rappeler les arguments sur lesquels repose une vérité. → Le sens même d'une vérité menace d'être perdu si elle n'est jamais discutée: elle deviendrait alors ce que Mill appelle un dogme mort. dogme mort: simple profession formelle, inefficace au bien mais encombrant le terrain et empêchant la naissance de toute conviction authentique et sincère fondée sur la raison ou l'expérience personnelle. 3. LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ REQUIERT DES AMIS DE LA VERITE: vertu: disposition à faire le bien (savoir) vice: disposition à faire le mal ignorance) ↳ Platon: "Peut-on enseigner la vertu ?" 11 On ne fait jamais le mal volontairement mais par ignorance" → ARISTOTE PAS D'ACCORD! mal: → erreur faiblesse de la volonté (ex: fumeur) Disposition → se cultive → seconde main Aristote: "La vérité est un juste milieu pente naturelle inclinaison ||

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Coool, je vais réviser à partir de cela aujourd'hui. Cheers 👍👍

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LA VERITE scepticisme: courant philosophique → il n'y a pas vraiment de vérité I. ADEQUATION ENTRE LA CHOSE ET L'INTELLECT "adéquation de la chose et de l'intellect" THOMAS D'AQUIN DÉFINITION: → reflète la nature de la connaissance: monde extérieur puis connaissance fidèle que nous prenons de l'extérieur et enfin l'homme peut formuler des jugements que l'on peut dire vrais ou faux. → Une affirmation est vraie lorsqu'elle est conforme à la réalité dont on parle. → Une vérité est un jugement et appartient à l'ordre du discours. Vérité : jugement (affirmation) auquel nous ajoutons quelque chose à la connaissance, concept → Concept: qui existe pour l'esprit réalisme: doctrine selon laquelle le monde extérieur existe bel et bien tel que nous le connaissons. RÉALISME INDIRECT: → on peut connaitre les choses, mais pas directement → uniquement les idées (représentations) qui naissent dans notre l'esprit au contact de la réalité. → pensées ne vivent pas les choses → intentionnalité ESPRIT je pense Représentation idée AME, INTELLECT ESPRIT CHOSES REALISME DIRECT: → toute connaissance des choses est une connaissance directe de la réalité, une connaissance des choses elles-mêmes. "l'âme est, en un sens, les êtres mêmes" ARISTOTE, "De l'âme " → Connaitre c'est assimiler la chose, la faire sienne. Ce n'est pas posséder une sorte d'entité interne et subjective qui "représente" une autre entité objective extérieure images, mots, nature, formation → L'intellect devient la...

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chose même dans l'acte de connaissance. Quand l'intellect comprend quelque chose, il saisit la forme de la chose. Espèce sensible Espèces intelligentes CHOSES (species): apparence MATIERE ET FORME: → Tout corps naturel est composé de matière et forme. forme: (#figure) ce qui fait de l'être ce qu'il est. matière : ce qui permet d'individuer le corps en question LE PROBLEME DES UNIVERSAUX: → Connaître, c'est acquérir un ensemble de concepts à propos du monde extérieur. → Augmenter notre connaissance des êtres vivants → apprendre le nom des différentes espèces universaux : mots, étiquettes (ex: homme, ours) = CONCEPT → Connaitre ce que sont les choses, c'est extraire (abstraire) la forme intelligible de la matière sensible perçue. → Tous les êtres sont singuliers car ils sont différents. Mais ils appartiennent à une espèce (un universel). Comment rendre compte de cette dualité des être composés à la fois de matière et de forme? Par la distinction entre matière et forme: → permet de distinguer entre la connaissance sensible que nous avons des individus qui sont des êtres singuliers (ils diffèrent par la matière qui les compose) et la connaissance intelligible que nous avons de leur forme (homme, ours, etc). Solution d'Ochkam: ● → éliminer les universaux ! → Selon Ockham, le monde n'est constitué que d'êtres singuliers et Dieu connaît chaque être individuellement. C'est parce que la connaissance humaine est limitée que toute connaissance pour nous est générale. → Nous groupons les êtres en fonction des ressemblances que nous percevons entre des êtres que nous sommes incapables de connaître pleinement en tant qu'êtres singuliers. MAIS, cela nous conduirait à modifier complètement la conception courante de la connaissance et de la science. Si Ockham a raison, on ne peut plus affirmer que « le métal se dilate lorsqu'il est chauffé », puisque le métal est un universel : tout ce qu'on peut dire, c'est que << tel être se dilate quand nous le chauffions ». L'INTELLECT EST IRREDUCTIBLE AU SENS ET À L'IMAGINATION: sens: sensation phantasme: image sensible retenue en mémoire à laquelle aboutit la perception sensible espèce intelligible: forme de la chose connue →Lorsque nous connaissons une chose, sa forme est reçue dans notre intellect, qui s'enrichit ainsi d'une nouvelle forme, qui devient ensuite un concept, prenant la forme d'un mot. → Notre connaissance prend l'essence dans un sens et forme et dégage de la matière qui rend possible le sens. → Ce n'est pas le sens ni l'imagination qui nous fait connaître les sens des choses. Le sens n'est capable de connaître que les singuliers, choses physiques l'intellect connaît les réalités incorporelles (ex: sagesse, vérité, relations des choses) → Le sens donne naissance à l'imagination. On ne peut pas réduire l'intellect au sens. On ne peut pas réduire l'intellect à l'imagination "il n'y a d'imagination que des réalités corporelles et singulières" → Toute image mentale est particulière et individuelle sous un aspect ou sous un autre ce qui n'est pas le cas des concepts. (ex: triangle). Les images mentales sont souvent vagues à la différence de la précision et de la netteté des concepts. → Nous ne pouvons former aucune image mentale des abstractions (loi, l'amour, ect) l'absence d'une chose, alors que l'intellect peut se saisir facilement de ces notions. On ne peut donc pas réduire l'intellect à l'imaginations. « l'opération de l'intellect a son origine dans le sens >> «dans l'état présent de notre vie dans lequel l'âme est unie à un corps passif, il est impossible pour notre intellect de comprendre quoi que ce soit en acte, si ce n'est en s'appuyant sur les phantasmes THOMAS D'AQUIN, Somme théologique → L'intellect dépend de lui pour ses données, ses matières premières, sa nourriture. Le sens implique la perception de choses individuelles, ce qui donne naissance aux images et aux phantasmes de l'imagination et de la mémoire. →Toutes ces images ou phantasmes sont particulières et individuelles et ne sont pas intelligibles (c'est-à-dire ce n'est pas le genre de choses que l'intellect peut saisir). Dans la connaissance, l'intellect abstrait la forme des données des sens ("phantasme"). → L'intellect retire tous les traits particuliers des phantasmes pour produire un concept authentiquement universel (ou espèce intelligible) → Le concept abstrait est ensuite conservé dans l'intellect. REJET DU MATÉRIALISME DE DÉMOCRITE ET DE L'HYPERINTELLECTUALISME DE PLATON: Origine de nos concepts → Aristote (que reprend Thomas d'Aquin) ● D'après la conception de Démocrite: nos concepts sont des images matérielles et l'intellect est de nature sensible: → de chaque objet se détache en permanence une pellicule d'atomes que l'œil perçoit et qui conduit à la naissance d'images matérielles qui permettent la connaissance. (ex: triangles) D'après Platon: Il distingue l'intellect du sens, mais il coupe radicalement l'intellect du monde matériel. → L'intellect se détache des objets matériels perçus par le sens pour atteindre le monde des formes. → Le monde que nous percevons est une copie du seul monde authentiquement réel: monde des formes. → Sa théorie consiste à rejeter l'idée d'un monde de formes indépendant et à soutenir que les universaux ou formes existent bel et bien mais associées à la matière qu'elles spécifient. ESPECES SENSIBLES ESPECES INTELLIGIBLES: Les expressions "phantasmes", "espèces sensibles" et "espèces intelligibles" ne doivent pas donner l'impression qu'Aristote et Thomas d'Aquin soutiennent une forme de réalisme indirect. → Dans la perception, ce sont les objets que l'esprit saisit et non des représentations des choses. Voici le rôle que jouent l'espèce sensible et l'espèce intelligible dans la connaissance: "L'espèce intelligible est à l'intellect ce que l'image sensible est au sens. Mais l'image sensible n'est pas ce qui est perçu, mais plutôt ce par quoi le sens perçoit. Par conséquent l'espèce intelligible n'est pas ce qui est saisi en acte, mais ce par quoi l'intellect comprend" Somme théologique, TD Muni par la connaissance de concepts qui reflètent ce que sont les êtres (leur forme), l'homme peut alors formuler des jugements qui sont vrais ou faux selon que l'on affirme correctement ou non que tel être est un chêne, un ours, un homme, etc. 2.S'AGISSANT DES AFFAIRES HUMAINES, LA VÉRITÉ EST PLUS COMPLEXE ET REQUIERT UNE LIBERTE DE PENSÉE ABSOLUE TEXTE 1: (Bibliographie): John Stuart Mill, De la liberté (1859) (A) LA VERITE EST PLUS OU MOINS FACILE A ATTEINDRE SELON QU'IL S'AGIT DE MATHEMATIQUES, DES SCIENCES OU DES AFFAIRES HUMAINES affaires humaines: (morale. politique, religion, ect.) discussion : confrontation rigoureuse et méthodique des arguments de thèses adverses Comment l'esprit doit procéder pour connaître la vérité dans les différentes sphères du savoir ? Il existe différents ordres de vérités: Le domaine où la vérité est facile à atteindre est celui des mathématiques et logique. →la vérité possède un caractère d'évidence : l'esprit assentit immédiatement à chaque étape d'un raisonnement mathématique et aperçoit qu'il ne peut pas en être autrement. → Une notion mathématique demeure transparente à un esprit qui possède le don des mathématiques. ● ● ● → Comme l'écrit Mill, "L'évidence des vérités mathématiques a ceci de singulier que tous les arguments sont du même côté " → Pour Carnap ou Wittgenstein, les mathématiques constituent une science tautologique: les vérités mathématiques qui s'expriment sous la forme de propositions logiques peuvent toutes être ramenées à des jugements d'identité (tout ce que l'on affirme est tiré de ce qui est posé au départ et on ne fait que développer ce que contient la notion). → Ce qui est vrai des mathématiques ne l'est déjà plus des autres sciences de la nature Dès qu'on quitte le domaine des mathématiques: → Il existe une infinité de théories physiques incompatibles entre elles. →La discussion de théories opposées devient indispensable pour faire progresser la connaissance scientifique. (et on ne peut jamais exclure que de nouvelles découvertes ne viennent pas bouleverser de fond en comble des théories que l'on croyait vraies de façon definitive.) Le domaine des affaires humaines = le plus complexe (selon Mill) L'homme ainsi que les sociétés et les civilisations qu'il façonne constituent un objet beaucoup + difficile à appréhender que la nature des nombres ou que la structure de l'univers. → La discussion est encore + nécessaire que pour les sciences de la nature. → Comme l'écrit Mill, "quand il s'agit de la morale, la religion, la politique, les relations sociales et les affaires de la vie, les trois quarts des arguments pour chaque opinion contestée consistent à dissiper les aspects favorables de l'opinion opposée". → Justifier une théorie passe par la réfutation préalable des théories adverses. C'est aussi cette difficulté propre aux affaires humaines qui explique l'attitude courante de l'homme de la rue qui ne voit dans la philosophie ou dans la politique. → Comme l'écrit Mill, "celui qui ne connaît que ses propres arguments connaît mal sa cause", et pour un "être raisonnable" connaître la vérité = connaître à fond les arguments des meilleurs défenseurs de la thèse adverse. (B) SEULE UNE LIBERTÉ DE PENSÉE ET DE DISCUSSION ABSOLUE PERMET D'ÉTABLIR AUSSI PLEINEMENT QUE POSSIBLE LA VÉRITÉ. Puisque seule une discussion approfondie des thèses adverses permet de vérifier qu'on détient la vérité, il est nécessaire que la liberté de pensée et de discussion soit absolue au sein de la société. C'est la raison pour laquelle Mill offre une défense brillante de la liberté de pensée. → Il faut non seulement autoriser chacun à discuter librement toute opinion car l'homme n'est pas infaillible, mais, même lorsqu'une vérité est aussi parfaitement établie qu'elle peut l'être (ex: vérité historique) → Il faut laisser les adversaires de ces vérités libres de colporter des erreurs et des mensonges afin que chacun puisse comprendre sur quels fondements telle opinion est reçue comme étant la vérité. C'est dans la confrontation avec l'erreur que l'on peut rappeler les arguments sur lesquels repose une vérité. → Le sens même d'une vérité menace d'être perdu si elle n'est jamais discutée: elle deviendrait alors ce que Mill appelle un dogme mort. dogme mort: simple profession formelle, inefficace au bien mais encombrant le terrain et empêchant la naissance de toute conviction authentique et sincère fondée sur la raison ou l'expérience personnelle. 3. LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ REQUIERT DES AMIS DE LA VERITE: vertu: disposition à faire le bien (savoir) vice: disposition à faire le mal ignorance) ↳ Platon: "Peut-on enseigner la vertu ?" 11 On ne fait jamais le mal volontairement mais par ignorance" → ARISTOTE PAS D'ACCORD! mal: → erreur faiblesse de la volonté (ex: fumeur) Disposition → se cultive → seconde main Aristote: "La vérité est un juste milieu pente naturelle inclinaison ||