Compétitivité et division internationale du travail
La compétitivité des entreprises et des nations joue un rôle crucial dans le commerce international. On distingue deux types de compétitivité :
Definition: La compétitivité-prix est la capacité à vendre un produit ou service moins cher que ses concurrents. Elle dépend des coûts de production, des coûts salariaux, des taux de charge, du transport, du capital et de la marge de l'entreprise.
Definition: La compétitivité hors-prix est la capacité à vendre des biens ou services pour d'autres raisons que le prix, telles que la qualité, l'innovation ou l'image de l'entreprise.
La productivité des firmes, qui influence ces deux types de compétitivité, a un impact significatif sur l'emploi, l'aménagement des territoires et la croissance économique d'un pays.
Quote: Selon l'OCDE, la compétitivité d'un pays est "la capacité, en situation de concurrence libre et équitable, à produire des biens et services qui ont du succès sur les marchés internationaux tout en gardant une croissance soutenable dans le long terme des revenus réels de ses habitants".
La Division Internationale du Processus Productif (DIPP) est une stratégie clé des firmes multinationales. Elle se caractérise par la répartition des différentes étapes de production entre plusieurs pays, en fonction de leurs avantages comparatifs.
Example: La "courbe du sourire" illustre cette division : la R&D et le marketing sont généralement réalisés dans les pays développés, tandis que l'assemblage et la fabrication se font dans les pays émergents.
Le commerce international a des effets complexes sur les prix et les inégalités :
- Il permet généralement un gain moyen à l'échange, avec une baisse des prix pour les consommateurs.
- Il peut réduire les inégalités entre pays, notamment grâce à la DIPP qui crée des emplois dans les pays émergents.
- Cependant, il peut aussi augmenter les inégalités au sein des pays, comme le montre le "graphique de l'éléphant".
Highlight: Les classes moyennes et populaires des pays développés sont souvent considérées comme les perdantes de la mondialisation, tandis que les classes moyennes des pays émergents et le 1% le plus riche au niveau mondial en sont les principaux bénéficiaires.




