Coopération et conflits autour des enjeux environnementaux
L'action publique pour l'environnement peut engendrer des coopérations fructueuses mais aussi des conflits entre acteurs aux intérêts divergents.
Le conflit se manifeste par un antagonisme entre individus ou groupes concernant la gestion de ressources rares. Il peut prendre plusieurs formes :
- Opposition entre citoyens/ONG et grands projets d'infrastructure
Exemple: La création de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes a suscité une forte mobilisation citoyenne, avec l'occupation militante de la "ZAD" (Zone à Défendre).
- Contestation des entreprises par les ONG et la société civile
Certaines ONG adoptent des stratégies non coopératives, exerçant une pression externe sur les pouvoirs publics via des actions médiatiques.
Exemple: En 2019, des militants de Greenpeace ont escaladé la façade du Conseil européen pour déployer une banderole sur l'urgence climatique.
- Critique des politiques environnementales par divers acteurs
Exemple: La taxe carbone en France a engendré le mouvement des Gilets jaunes en 2018, soulevant des questions de justice sociale.
La coopération, quant à elle, implique un travail commun malgré des intérêts initialement divergents. Elle peut prendre la forme de dialogues directs entre ONG, experts et décideurs politiques, aboutissant à des partenariats.
Exemple: Le Grenelle de l'environnement en 2007 a réuni syndicats, ONG et pouvoirs publics pour trouver des solutions au réchauffement climatique.
Cette coopération peut être institutionnalisée, avec la reconnaissance officielle des ONG comme partenaires et l'attribution de sièges dans certaines instances.
Exemple: La Convention citoyenne pour le climat a associé société civile, élus et scientifiques pour élaborer des propositions.






