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Une charogne (analyse linéaire)

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Français / 1ère (BAC de français) Analyse linéaire de Une charogne de Charles Baudelaire

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@ambrelmr_ INTRODUCTION Présentation du texte : → Auteur : Charles Baudelaire est un héritier bourgeois. Il ne supporte pas le remariage de sa mère et fréquentera de nombreuses femmes. Il s'adonnera à l'alcool, la paresse et la luxure. → Œuvre : Les Fleurs du Mal est un recueil de poèmes qui a pour thèmes le "ailleurs", le voyage ou encore l'exotisme. Ce recueil a été condamné pour immoralité en 1857. - Français Analyse linéaire: Une charogne → Extrait : Dans le poème « Une charogne », Baudelaire fait le choix d'un thème nouveau un cadavre en décomposition qui permet au lecteur d'assister à la naissance d'une "Fleur du Mal" et de comprendre le pouvoir de l'activité poétique. Mouvements Nous pouvons distinguer 2 mouvements : Vers 1 à 16: Le poète décrit le cadavre en décomposition comme une fleur du mal Vers 17 à 28 : Le poète compare le cadavre à la femme aimée et délivre un message • Problématique : En quoi cette description horrible d'une charogne constitue- t-elle paradoxalement une célébration de la beauté et du rôle du poète ? ANALYSE • Le titre : @ambrelmr_ << Une charogne »> = groupe nominal (déterminant + nom) → Désigne un cadavre en décomposition et connote la laideur et la destruction causée par le passage du temps. Premier mouvement (vers 1 à 16) : le...

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poète décrit le cadavre en décomposition comme une fleur du mal Français @ambrelmr_ Analyse linéaire: Une charogne • Vers 1 à 2 : L'évocation d'un souvenir heureux ● - « Une charogne » = groupe nominal (déterminant + nom) → Désigne un cadavre en décomposition et connote la laideur et la destruction causée par le passage du temps. << rappelez-vous >> (v.1) = pronom de deuxième personne + « mon âme » (v.1) = apostrophe amoureuse mise en valeur par sa place en fin de vers. → Le poète s'adresse à la femme aimée. << rappelez-vous » (v.1) = impératif + « vîmes » (v.1) = passé simple → Le poète invite la femme à se souvenir du passé. Ce passé lie le poète et la femme comme l'indique le pronom « nous » (v.2). << beau matin » (v.2) = adjectifs mélioratifs + « si doux » (v.2) = adverbe d'intensité - → Ce passé semble heureux, la nature offre une atmosphère bucolique. - – « au détour d'un sentier » (v.3) = complément circonstanciel de lieu → Le poète semble faire référence à une promenade amoureuse. @ambrelmr_ → Le poème semble s'inscrire dans la tradition des poèmes amoureux. Le poète et la femme aimée se promènent dans une nature accueillante. Pourtant, cela n'est qu'une apparence puisque les deux personnages vont découvrir un tableau horrible. • Vers 3 à 8 : Une vision d'horreur ● - « une charogne infâme » (v.3) = hyperbole mise en valeur par sa place en fin de vers → Crée un décalage saisissant entre le souvenir évoqué (un cadavre en décomposition) et la situation initialement présentée (une promenade amoureuse). << comme une femme lubrique » (v.5) = comparaison + « jambe en l'air » (v.5), << brûlante » (v.6), « suant » (v.6) = expressions à connotation sexuelle Français @ambrelmr_ Analyse linéaire Une charogne → La deuxième strophe s'ouvre sur des références choquantes. Nous nous éloignons donc très vite de l'atmosphère bucolique du début. → Le poète établit un lien entre la femme aimée et le cadavre décomposé. On peut même dire que la femme disparaît au profit de la charogne à partir de cette deuxième strophe pour ne revenir qu'à la dixième. Vers 9 à 16 : Une description du cadavre qui allie laideur et beauté - << Le soleil rayonnait sur cette pourriture » (v.9) → La référence au « soleil » rappelle la beauté du début mais très vite la laideur est rappelée avec la fin du vers : « pourriture ». A noter ici l'antithèse qui ouvre et ferme le vers. - << comme afin de la cuire à point » (v.10) = comparaison triviale → Le corps n'est plus que chair, nourriture à donner à la nature. - « Et de rendre au centuple à la grande Nature / Tout ce qu'ensemble elle avait joint » (v.11-12) = personnification de la nature (car présence d'une majuscule) prés → Rappelle un phénomène naturel : la nature reprend son dû. Le poète alors évoque le passage du temps, le caractère éphémère de l'homme et de l'animal. → La description de la charogne s'apparente au genre pictural de la nature morte (genre pictural qui consiste à représenter des objets, des animaux ou des végétaux). L'évocation de la lumière par le « soleil » met en valeur l'objet représenté et l'on retrouve les thèmes fondamentaux de ce genre la décomposition, la fuite du temps et la fragilité de la vie. << la carcasse superbe » (v.13) = oxymore - @ambrelmr_ → Toute la laideur décrite plus haut devient beauté. - << carcasse superbe » (v.13), « s'épanouir » (v.14), « si » (v.15) = allitération en /S/ VS << regardait la carcasse superbe » (v.13), « fleur s'épanouir » (v.14), « puanteur », « forte », « herbe » (v.15), « crûtes », « évanouir » (v.16) = allitération en /R/ Français @ambrelmr_ Analyse linéaire Une charogne → Le mélange de sonorité douces avec des sonorités dures accentue le contraste entre la beauté et la laideur. << si forte >> (v.15) = adverbe d'intensité →Gradation dans l'horreur et le macabre. Transition : La charogne, objet de laideur, de puanteur, devient objet d'inspiration pour l'artiste. Le poète, par ses mots, transforme la laideur en beauté. Deuxième mouvement (vers 17 à 28) : le poète compare le cadavre à la femme aimée et délivre un message tiret qui ouvre la strophe Changement dans la typographie qui indique un basculement le poète s'adresse de nouveau à la femme aimée. « pourtant » (v.17) = adverbe exprimant un changement + « serez » (v.17) = futur Renforce l'idée de rupture : le poète revient sur la femme aimée pour évoquer avec certitude sa finitude. @ambrelmr_ - << semblable à cette ordure » (v.17) = comparaison → Le propos est violent le poète annonce et/ou rappelle que la femme sera elle aussi, à sa mort, un objet putride comparable à la charogne. - «‹ à cette ordure, / A cette horrible infection » (v.17-18) = anaphore Amplifie l'horreur de la vision. << Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, / Vous, mon ange et ma passion » (v. - 19-20) = énumération d'apostrophes amoureuses → Baudelaire semble ici se moquer de la poésie traditionnelle qui fait de la femme un objet de perfection. << infection » (v.18) // « passion » (v.20) = mots unis à la rime →Cette strophe réunit à nouveau le beau et le laid. Français Analyse linéaire : Une charogne Ainsi s'opère une transformation : le poète fait l'éloge de la femme aimée à travers la description de la charogne. C'est le principe même de l'alchimie. << Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces » (v.21) = exclamation + interjection hyperbole → Présence du registre lyrique. si Baudelaire reprend les codes de la poésie lyrique c'est pour s'en moquer et s'en détourner. << les derniers sacrements » (v.22), « moisir » (v.24), « les ossements » (v.24) = champ lexical de la mort @ambrelmr_ + Le poète mêle l'amour et la mort rappelant encore l'opposition entre la beauté et la laideur. - << vermine » (v.25) // « divine » (v.27) = mots unis à la rime @ambrelmr_ → Renforce l'opposition entre la laideur et la beauté. « Que j'ai gardé la forme et l'essence divine / De mes amours décomposés ! » (v.27-28) → Le poète prend la parole (« je ») et finit par évoquer son travail de création poétique en montrant que l'art permet de sublimer. CONCLUSION Réponse à la problématique : Avec ce poème, Baudelaire à la volonté de choquer (écriture provocatrice). Il arrive à partir de l'horreur et du mal à créer de la beauté (modernité). Il fait une réflexion sur le pouvoir de la poésie en ayant comme vision du poète un alchimiste qui transforme le laid en beau et la mort en vie. Seul le poète parvient à ressusciter les choses et les êtres sous une forme sublimée, ils les arrache à la mort à travers son art. nátri • Ouverture : Ce pouvoir alchimique du poète, Baudelaire le présente dès l'appendice des Fleurs du Mal dans lequel il écrit « J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or ».

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Ce passé lie le poète et la femme comme l'indique le pronom « nous » (v.2). << beau matin » (v.2) = adjectifs mélioratifs + « si doux » (v.2) = adverbe d'intensité - → Ce passé semble heureux, la nature offre une atmosphère bucolique. - – « au détour d'un sentier » (v.3) = complément circonstanciel de lieu → Le poète semble faire référence à une promenade amoureuse. @ambrelmr_ → Le poème semble s'inscrire dans la tradition des poèmes amoureux. Le poète et la femme aimée se promènent dans une nature accueillante. Pourtant, cela n'est qu'une apparence puisque les deux personnages vont découvrir un tableau horrible. • Vers 3 à 8 : Une vision d'horreur ● - « une charogne infâme » (v.3) = hyperbole mise en valeur par sa place en fin de vers → Crée un décalage saisissant entre le souvenir évoqué (un cadavre en décomposition) et la situation initialement présentée (une promenade amoureuse). << comme une femme lubrique » (v.5) = comparaison + « jambe en l'air » (v.5), << brûlante » (v.6), « suant » (v.6) = expressions à connotation sexuelle Français @ambrelmr_ Analyse linéaire Une charogne → La deuxième strophe s'ouvre sur des références choquantes. Nous nous éloignons donc très vite de l'atmosphère bucolique du début. → Le poète établit un lien entre la femme aimée et le cadavre décomposé. On peut même dire que la femme disparaît au profit de la charogne à partir de cette deuxième strophe pour ne revenir qu'à la dixième. Vers 9 à 16 : Une description du cadavre qui allie laideur et beauté - << Le soleil rayonnait sur cette pourriture » (v.9) → La référence au « soleil » rappelle la beauté du début mais très vite la laideur est rappelée avec la fin du vers : « pourriture ». A noter ici l'antithèse qui ouvre et ferme le vers. - << comme afin de la cuire à point » (v.10) = comparaison triviale → Le corps n'est plus que chair, nourriture à donner à la nature. - « Et de rendre au centuple à la grande Nature / Tout ce qu'ensemble elle avait joint » (v.11-12) = personnification de la nature (car présence d'une majuscule) prés → Rappelle un phénomène naturel : la nature reprend son dû. Le poète alors évoque le passage du temps, le caractère éphémère de l'homme et de l'animal. → La description de la charogne s'apparente au genre pictural de la nature morte (genre pictural qui consiste à représenter des objets, des animaux ou des végétaux). L'évocation de la lumière par le « soleil » met en valeur l'objet représenté et l'on retrouve les thèmes fondamentaux de ce genre la décomposition, la fuite du temps et la fragilité de la vie. << la carcasse superbe » (v.13) = oxymore - @ambrelmr_ → Toute la laideur décrite plus haut devient beauté. - << carcasse superbe » (v.13), « s'épanouir » (v.14), « si » (v.15) = allitération en /S/ VS << regardait la carcasse superbe » (v.13), « fleur s'épanouir » (v.14), « puanteur », « forte », « herbe » (v.15), « crûtes », « évanouir » (v.16) = allitération en /R/ Français @ambrelmr_ Analyse linéaire Une charogne → Le mélange de sonorité douces avec des sonorités dures accentue le contraste entre la beauté et la laideur. << si forte >> (v.15) = adverbe d'intensité →Gradation dans l'horreur et le macabre. Transition : La charogne, objet de laideur, de puanteur, devient objet d'inspiration pour l'artiste. Le poète, par ses mots, transforme la laideur en beauté. Deuxième mouvement (vers 17 à 28) : le poète compare le cadavre à la femme aimée et délivre un message tiret qui ouvre la strophe Changement dans la typographie qui indique un basculement le poète s'adresse de nouveau à la femme aimée. « pourtant » (v.17) = adverbe exprimant un changement + « serez » (v.17) = futur Renforce l'idée de rupture : le poète revient sur la femme aimée pour évoquer avec certitude sa finitude. @ambrelmr_ - << semblable à cette ordure » (v.17) = comparaison → Le propos est violent le poète annonce et/ou rappelle que la femme sera elle aussi, à sa mort, un objet putride comparable à la charogne. - «‹ à cette ordure, / A cette horrible infection » (v.17-18) = anaphore Amplifie l'horreur de la vision. << Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, / Vous, mon ange et ma passion » (v. - 19-20) = énumération d'apostrophes amoureuses → Baudelaire semble ici se moquer de la poésie traditionnelle qui fait de la femme un objet de perfection. << infection » (v.18) // « passion » (v.20) = mots unis à la rime →Cette strophe réunit à nouveau le beau et le laid. Français Analyse linéaire : Une charogne Ainsi s'opère une transformation : le poète fait l'éloge de la femme aimée à travers la description de la charogne. C'est le principe même de l'alchimie. << Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces » (v.21) = exclamation + interjection hyperbole → Présence du registre lyrique. si Baudelaire reprend les codes de la poésie lyrique c'est pour s'en moquer et s'en détourner. << les derniers sacrements » (v.22), « moisir » (v.24), « les ossements » (v.24) = champ lexical de la mort @ambrelmr_ + Le poète mêle l'amour et la mort rappelant encore l'opposition entre la beauté et la laideur. - << vermine » (v.25) // « divine » (v.27) = mots unis à la rime @ambrelmr_ → Renforce l'opposition entre la laideur et la beauté. « Que j'ai gardé la forme et l'essence divine / De mes amours décomposés ! » (v.27-28) → Le poète prend la parole (« je ») et finit par évoquer son travail de création poétique en montrant que l'art permet de sublimer. CONCLUSION Réponse à la problématique : Avec ce poème, Baudelaire à la volonté de choquer (écriture provocatrice). Il arrive à partir de l'horreur et du mal à créer de la beauté (modernité). Il fait une réflexion sur le pouvoir de la poésie en ayant comme vision du poète un alchimiste qui transforme le laid en beau et la mort en vie. Seul le poète parvient à ressusciter les choses et les êtres sous une forme sublimée, ils les arrache à la mort à travers son art. nátri • Ouverture : Ce pouvoir alchimique du poète, Baudelaire le présente dès l'appendice des Fleurs du Mal dans lequel il écrit « J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or ».