La Démocratie Athénienne : Fondements et Institutions
La démocratie athénienne représente un modèle politique unique dans l'Antiquité. Au Ve siècle avant J.-C., Athènes se distingue des autres cités grecques par son système démocratique, instauré entre -500 et -470, alors que la plupart des cités adoptaient la théocratie ou la monarchie.
Définition: La théocratie est un système politique où le souverain gouverne au nom de Dieu, accordant une place prépondérante à la religion dans l'exercice du pouvoir.
Les fondements de ce système reposent sur deux réformes majeures : la Réforme de Solon en -594, qui établit l'isonomie (égalité devant la loi), et la Réforme de Clisthène en -508, qui instaure l'égalité dans le gouvernement de la cité. Ces réformes constituent les piliers du fonctionnement de la démocratie athénienne.
Les institutions athéniennes s'articulent autour de trois organes principaux : l'Ecclésia (assemblée du peuple), l'Héliée (tribunal populaire), et la Boulè (conseil du peuple). L'Ecclésia, qui se réunit sur la Pnyx, vote les lois et décide de la guerre. L'Héliée juge les lois, tandis que la Boulè les élabore. Une innovation majeure réside dans le tirage au sort annuel des membres de la Boulè et de l'Héliée parmi les citoyens de l'Ecclésia.
Vocabulaire: L'isonomie désigne l'égalité des citoyens devant la loi, principe fondamental de la démocratie athénienne.






































