Juger les criminels nazis après Nuremberg
Les années 1970-1980 ont été marquées par des efforts pour juger les criminels nazis et dénazifier l'Allemagne.
La conférence de Postdam en août 1945 a prévu la dénazification de l'Allemagne, un processus visant à éliminer le nazisme des institutions et de la vie publique. Cependant, ce processus s'est avéré incomplet, en partie à cause de la Guerre Froide qui a changé les priorités.
Exemple: En 1947, une loi d'amnistie a permis à de nombreux responsables d'échapper à la justice.
Plusieurs procès importants ont eu lieu :
- Le procès d'Ulm en 1958, jugeant 10 membres des Einsatzgruppen.
- Les procès d'Auschwitz, dont le premier en 1947 et le second, dit "procès de Francfort", de 1963 à 1965.
- Le procès Eichmann en 1961 à Jérusalem, très médiatisé, avec 111 témoins.
Highlight: Le procès Eichmann a marqué "l'avènement du témoin" et a contribué à la construction de l'histoire et de la mémoire de la Shoah.
En France, des procès tardifs ont eu lieu grâce à l'imprescriptibilité des crimes contre l'humanité :
- Klaus Barbie en 1987
- Maurice Papon en 1997-1998
Le génocide a également trouvé sa place dans l'art, notamment à travers :
- La littérature testimoniale (ex: Primo Levi, "Si c'est un homme")
- La littérature post-mémoire (ex: Art Spiegelman, "Maus")
- Le cinéma, avec des approches variées allant de la fiction romancée (ex: "La liste de Schindler" de Spielberg) au refus de la reconstitution fictive (ex: "Le Fils de Saul" de László Nemes)
Highlight: La mémoire du Porajmos reste largement occultée, avec peu d'ouvrages et une faible présence dans l'espace public.



