Méthodes de datation absolue en géologie
La datation absolue repose sur plusieurs couples d'éléments radioactifs. Chaque méthode utilise un élément père (instable) qui se désintègre en un élément fils (stable) à un taux constant. Tu peux calculer l'âge d'une roche grâce à la formule générale : t = (1/λ) × ln(a+1), où λ est la constante de désintégration.
Le couple Rubidium-Strontium (Rb/Sr) est couramment utilisé. Le Rubidium-87 (élément père radioactif) se transforme en Strontium-87 (élément fils stable). Cette méthode utilise la droite isochrone représentant le rapport 87Sr/86Sr en fonction de 87Rb/86Sr. Plus la pente de cette droite est importante, plus la roche est ancienne. La datation isochrone permet d'éliminer certaines incertitudes liées aux conditions initiales.
La méthode Uranium-Plomb utilise deux isotopes d'uranium qui se désintègrent en isotopes de plomb stables (238U→206Pb et 235U→207Pb). Cette technique est particulièrement efficace avec les zircons, minéraux qui incorporent l'uranium mais pas le plomb lors de leur formation. Au fil du temps, la quantité d'uranium diminue tandis que celle de plomb augmente. La méthode concordia-discordia permet de déterminer à la fois l'âge de formation de la roche et celui de son dernier métamorphisme.
💡 À retenir : La constante de désintégration λ est liée à la demi-vie (t₁/₂) d'un élément radioactif par la relation λ = ln(2)/t₁/₂. Pour le Rubidium-87, la demi-vie est d'environ 48,8 milliards d'années, ce qui en fait un excellent chronomètre pour les roches très anciennes.
Le couple Potassium-Argon (K/Ar) constitue une autre méthode de datation absolue en SVT Terminale. Le Potassium-40 se désintègre en Argon-40, permettant de dater des événements géologiques comme les éruptions volcaniques. Chaque méthode a ses avantages selon l'âge et le type de roche à dater.