Le décor : une place bien trop parfaite
Rimbaud commence par planter le décor de la place de la Gare à Charleville. Tout y est "correct" et géométrique : pelouses taillées au carré, espaces organisés en cercles parfaits. Ça semble joli comme ça, mais c'est exactement ce qui énerve le poète !
Le mot "mesquines" pour qualifier les pelouses, c'est du pur génie. Rimbaud critique à la fois le manque de place laissé à la nature ET la petitesse d'esprit des bourgeois qui ont conçu cet espace. Même la nature est contrôlée et domestiquée.
L'orchestre militaire fait son entrée avec ses "schakos" (les chapeaux militaires) et ses fifres. Rimbaud utilise un vocabulaire familier ("balance ses schakos") pour montrer son mépris. Il trouve ces militaires vulgaires et sans classe.
💡 Astuce : Remarque comme les rimes embrassées de la première strophe "encadrent" le poème, exactement comme les bourgeois veulent encadrer la nature !




