Deux personnages que tout oppose
Dès les premières répliques, Musset installe un contraste saisissant entre Perdican et Camille. Perdican s'exprime avec fougue et lyrisme, multipliant les exclamations enthousiastes qui révèlent sa nature passionnée. À l'inverse, Camille répond par des phrases courtes et impersonnelles, comme son simple "je vous salue" qui marque une distance glaciale.
Le baron accueille chaleureusement les deux jeunes gens, les appelant "mes enfants", imaginant déjà leur union future. Mais tandis que Perdican s'adresse directement à Camille en utilisant son prénom et des adjectifs mélioratifs pour souligner sa beauté, celle-ci reste distante, s'adressant aux deux hommes simultanément sans distinction.
Perdican évoque avec nostalgie leur enfance commune, introduisant subtilement le thème de l'amour même s'il le nie d'abord. Ce premier mouvement se termine sur le refus catégorique de Camille d'embrasser Perdican, malgré l'insistance du Baron.
💡 Remarque : Le parallélisme dans les répliques souligne l'opposition entre les deux protagonistes - Perdican parle d'amour et de souvenirs tandis que Camille reste enfermée dans une froideur calculée.