Les trois formes d'ivresse et leur pouvoir libérateur
"Mais de quoi ?" demande Baudelaire, créant une rupture dramatique dans son discours. Sa réponse révèle une gradation fascinante : vin, poésie, vertu. Ces trois choix couvrent tous les aspects de l'existence humaine.
Le vin représente l'ivresse matérielle, immédiate et accessible. La poésie élève ton âme vers le Beau, connectant l'art à une forme d'extase spirituelle. La vertu, plus surprenante, transforme la morale en une forme de dépassement personnel.
Dans la dernière partie, Baudelaire orchestre un véritable discours incantatoire. Il énumère sept lieux (du palais à la chambre) et sept classes sociales, créant un rythme hypnotique qui imite l'effet de l'ivresse elle-même.
💡 Point clé : L'anaphore "à tout ce qui" crée un effet musical qui renforce le message - même les éléments naturels (vent, vague, étoile) conspirent pour nous rappeler qu'il faut s'enivrer pour survivre au spleen.