Analyse du poème : entre concret et abstrait
Ce poème de 32 vers te montre comment la nature devient source de création poétique. Dorion commence par présenter ses forêts comme des lieux de vie concrets : "champ silencieux de naissances et de morts" avec leurs cycles naturels.
Le temps joue un rôle central dans tout le texte. Les forêts deviennent "du temps qui s'immisce à travers tronc branche racine", transformant l'espace en durée vécue. Cette personnification rend la nature vivante et consciente.
La partie centrale vers20−24 énumère la faune québécoise : "lièvres et renards", "coyote ours noir orignal". Ces détails précis ancrent le poème dans une géographie réelle, celle du Québec que connaît l'autrice.
Le poème se termine sur une note très personnelle : "si peu me fait vivre / quand c'est plein d'étoiles / et que s'avance le poème". Ici, Dorion révèle que les forêts intérieures nourrissent directement son inspiration poétique.
Point clé : Les "forêts qui habitent" la poète sont métaphoriques et permettent la création, tandis que celles "qu'elle habite" sont concrètes et matérielles.