Le cri de révolte de La Boétie
Tu vas découvrir un texte qui va te choquer par sa modernité ! La Boétie commence son attaque par une série de questions rhétoriques qui frappent comme des gifles : "Mais ô Dieu, qu'est-ce que cela peut être ?" Ces questions sans réponse créent une stupéfaction chez le lecteur - exactement l'effet recherché.
L'auteur ne peut même pas nommer ce phénomène bizarre qu'il observe : des millions de personnes qui acceptent d'être dominées par une seule ! Il hésite entre "malheur" et "vice", puis invente l'expression "malheureux vice" - un malheur qu'on s'inflige à soi-même.
Le plus révoltant ? Ce tyran n'est même pas un héros comme Hercule ou Samson ! La Boétie le décrit comme "le plus lâche et le plus efféminé", un "hommeau" (petit homme méprisable) qui n'arrive même pas à satisfaire ses maîtresses. Comment peut-on obéir à quelqu'un d'aussi pathétique ?
Astuce exam : Retiens la technique de La Boétie : il utilise la gradation (de "obéir" à "servir", de "gouvernés" à "tyrannisés") pour montrer l'aggravation de la situation.






