La révélation finale (2ème tercet)
La dernière strophe multiplie les signes de mort sans jamais prononcer le mot. C'est du grand art ! La phrase négative "Les parfums ne font pas frissonner sa narine" rompt brutalement avec l'atmosphère douce.
La position du soldat, "la main sur sa poitrine", et l'adjectif "tranquille" en rejet créent une impression de fixité mortuaire. Plus aucun mouvement, plus aucune vie.
La chute finale est d'une efficacité redoutable : "Il a deux trous rouges au côté droit." Cette phrase simple, formulée comme un constat, nous laisse tirer nous-mêmes la conclusion. Le rythme, avec ses nombreux monosyllabes, frappe comme un couperet.
💥 Effet de style : Cette révélation transforme complètement notre lecture - on relit tout différemment !
L'euphémisme (dire la mort sans la nommer) renforce l'impact. Rimbaud préfère la suggestion à la description gore, ce qui rend son message encore plus puissant contre la guerre.