Les justifications ridicules de l'infidélité lignes13−31
Maintenant, le comte se lance dans une théorie fumeuse sur l'amour et le mariage. Il distingue l'amour (le "roman du cœur") du plaisir, défendant sa vision libertine avec des métaphores prétentieuses. En gros, il cherche à justifier pourquoi il trompe sa femme !
Sa logique est imparable... de mauvaise foi : le mariage devient ennuyeux à cause des femmes "trop complaisantes et constamment obligeantes". Il utilise une métaphore culinaire géniale en comparant l'amour conjugal à un excès qui coupe l'appétit. Quel romantique !
La comtesse le pousse dans ses retranchements avec habileté, et le comte révèle sa vision patriarcale et égoïste : aux hommes le plaisir, aux femmes le devoir de les retenir. Quand les autres personnages répètent "Ce ne sera pas moi", le comique de répétition achève de le ridiculiser.
Analyse sociale : Beaumarchais dénonce ici la double morale de l'aristocratie et l'inégalité des rôles dans le mariage.