Le deuxième quatrain : un corps dégradé
Le champ lexical du corps continue avec "col gras et gris, larges omoplates". L'anaphore "puis" ralentit volontairement la description - comme si ce corps peinait à sortir de la baignoire.
Rimbaud insiste sur l'adiposité : "rondeurs des reins", "graisse sous la peau en feuilles plates". Ces détails suggèrent une vie sédentaire, très loin de la déesse éternellement jeune.
La progression anatomique (tête, cou, dos, reins) suit une logique quasi-scientifique. Le poète disséque ce corps comme un médecin légiste, sans aucune idéalisation.
💡 Technique : Les effets de ralenti ("lente", "puis") créent un suspense ironique - on attend la beauté divine et on découvre la décrépitude !