Analyse linéaire : strophes 3 et 4
Troisième strophe : communion avec la nature
Rimbaud s'installe "au bord des routes" pour une véritable synesthésie sensorielle. Il goûte ("vin de vigueur"), sent ("rosée"), écoute les étoiles... Tous ses sens participent à l'expérience poétique !
Cette communion avec la nature reprend le thème romantique, mais Rimbaud l'actualise avec son vécu d'adolescent en fugue.
Quatrième strophe : la création poétique
Le climax du poème ! "Comme des lyres" évoque Orphée, le poète mythique. Mais Rimbaud modernise tout ça : il "tire les élastiques" de ses chaussures trouées.
Le double sens du mot "pied" (partie du corps ET pied métrique en poésie) est brillant. D'un côté l'image cocasse du vagabond, de l'autre la métaphore de la création poétique authentique, "près de son cœur".
💡 Pour briller à l'oral : Ce jeu de mots montre que Rimbaud révolutionne la poésie en mélangeant trivial et sublime !
Conclusion : Ce poème génial transforme une fugue d'ado en manifeste poétique. Rimbaud prouve que la vraie poésie naît de l'expérience vécue, pas des conventions littéraires !