Analyse du poème "Mes forêts sont un champ silencieux..."
Ce poème d'Hélène Dorion nous plonge dans une vision personnelle et métaphorique de la forêt. Dès le premier vers, elle utilise une métaphore attributive saisissante : "Mes forêts sont un champ silencieux de naissances et de morts", créant une antithèse qui révèle le cycle éternel de la vie.
La structure du poème est libérée des contraintes traditionnelles avec ses vers libres répartis en 32 vers. Cette forme moderne reflète parfaitement la liberté créatrice de la poétesse du XXIème siècle. Les anaphores ("mes forêts", "elles sont") rythment le texte et ancrent cette appropriation personnelle de l'espace naturel.
Dorion développe un véritable champ lexical de la forêt qui s'étend bien au-delà des arbres : "tronc branche racine", puis "lièvres et renards", "coyote ours noir orignal". Cette énumération transforme la forêt en un écosystème vivant et complet.
À retenir : Le poème fonctionne comme une métapoésie - il nous montre comment naît l'inspiration poétique au contact de la nature.