L'éloge paradoxal de l'amour terrestre
Perdican développe ensuite sa philosophie de l'amour dans un discours magistral. Il commence par dresser un portrait sombre de l'humanité : tous menteurs, hypocrites, dépravés... Il va même dans le sens des religieuses !
L'image de l'égout et des "phoques informes" qui rampent crée une vision écœurante du monde. Musset pousse la noirceur à l'extrême pour mieux créer l'effet de surprise.
Puis vient le renversement brutal avec "mais il y a au monde une chose sainte et sublime". L'amour devient la seule chose qui rachète cette humanité pourrie ! Perdican sacralise l'amour humain en lui donnant des qualités divines.
La citation finale (tirée d'une lettre de George Sand) résume tout : "J'ai souffert souvent... mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu." Pour Perdican, mieux vaut souffrir en aimant que vivre dans la fadeur d'une existence protégée.
💡 Pour briller : Cette tirade mélange registre pathétique, lyrique et même épique - c'est du pur romantisme concentré !