L'orgueil qui mène à la destruction (lignes 24-38)
Camille continue son interrogatoire pour prouver que Perdican est incapable d'amour unique. Son attitude désinvolte ("Je ne suis ni leur mari ni leur frère") confirme les préjugés qu'on lui a enseignés sur les hommes.
Derrière leurs différences se cache un même défaut : l'orgueil. Camille veut être considérée comme un être unique, pas comme une énième prétendante. Perdican refuse d'être jugé et se dérobe aux questions gênantes.
L'incapacité de Perdican à nommer une femme qu'il aurait vraiment aimée ("Je ne m'en souviens pas") choque Camille. Pour elle, cela prouve que les femmes ne sont que des objets de plaisir pour les hommes.
Cette scène révèle toute la complexité du théâtre romantique : entre idéalisme et réalisme, entre quête d'absolu et acceptation de la condition humaine. Leur orgueil mutuel les empêchera de trouver le bonheur ensemble.
💡 À retenir : L'orgueil des deux personnages transforme leurs différences philosophiques en un conflit destructeur qui annonce la tragédie finale.