Le poète face à l'amour : quand Rimbaud révèle sa véritable nature
Le basculement arrive au vers 25 avec l'apparition du "moi" et du "je" - enfin, le poète sort de l'ombre ! Contrairement aux "grosses dames" bourgeoises, ce sont les "alertes fillettes" qui captivent son regard. Cette opposition marque la différence entre vulgarité bourgeoise et beauté naturelle.
La contemplation amoureuse remplace la satire sociale. "Je ne dis pas un mot" montre que le poète est totalement absorbé par sa contemplation. L'adverbe "toujours" insiste sur la permanence de ses regards, révélant une sensualité assumée.
L'hyperbole "divin" élève littéralement le corps féminin au rang d'objet de culte. Rimbaud transforme son désir en véritable religion esthétique, loin des préoccupations matérielles des bourgeois.
Le dernier quatrain s'ouvre sur l'imagination avec ses points de suspension mystérieux. L'expression "brûlé de belles fièvres" confirme l'intensité sensuelle qui habite le jeune poète, opposée à la froideur calculatrice de la bourgeoisie.
💡 À retenir : Ce poème définit le poète comme un être sensible et passionné, capable de vraie émotion face à la beauté - tout l'inverse des bourgeois qu'il méprise !