Analyse du poème : Une Vénus provocante
Rimbaud nous présente ici une parodie violente du mythe de Vénus, la déesse de l'amour et de la beauté. Au lieu de la naissance divine attendue, on découvre une prostituée malade sortant d'une baignoire sale. C'est du pur génie provocateur !
Premier mouvement : L'apparition choquante
Dès le premier vers, Rimbaud nous gifle avec la comparaison "comme d'un cercueil vert en fer blanc". Cette métaphore macabre associe Vénus à la mort au lieu de la vie. L'adjectif "bête" détruit complètement l'image de la déesse intelligente et divine qu'on attend.
Deuxième mouvement : Le contre-blason
Le poète suit la progression du corps avec des détails dégoûtants. Les allitérations en "gr" ("gras", "gris", "graisse") martèlent l'aspect répugnant de cette femme. L'antithèse "qui rentre et qui ressort" montre ses mouvements disgracieux.
💡 Astuce exam : Retiens que Rimbaud utilise le contre-blason, l'opposé du blason traditionnel qui célébrait la beauté féminine !