La parodie qui dérange
Ce qui rend ce poème génial, c'est sa structure en trois mouvements parfaitement orchestrés. D'abord, l'émergence macabre : Rimbaud compare la tête de cette femme à un cercueil, créant immédiatement un contraste saisissant avec l'image divine attendue.
Ensuite, il développe une description provocatrice qui accumule les détails physiques peu flatteurs : graisse, déficits mal ravaudés, dos qui rentre et ressort... Tout l'opposé de l'idéal féminin classique ! Cette approche burlesque transforme l'art noble en spectacle grotesque.
La chute du poème est magistrale : "Clara Venus" gravé sur les reins révèle l'ironie ultime, puis l'ulcère à l'anus achève de détruire toute idéalisation. Rimbaud dénonce ainsi les illusions liées à la glorification du corps dans l'art traditionnel.
💡 Pour briller en dissertation : Ce renversement illustre parfaitement la volonté de Rimbaud de déconstruire les codes pour proposer une poésie résolument moderne et subversive, annonçant même le surréalisme !