Structure et innovations des Cahiers de Douai
Les Cahiers de Douai voient le jour grâce à l'éditeur Léon Genonceaux et à Rodolphe Darzens, qui fait l'éloge du génie de Rimbaud. Cette première publication en 1891 assure la postérité du poète.
Ces manuscrits passent entre plusieurs mains illustres : de Demeny à l'éditeur Genonceaux, puis au romancier Stefan Zweig qui les conserve jusqu'en 1942. Ils rejoignent finalement la British Library de Londres en 1985.
Formellement, Rimbaud reste fidèle aux formes traditionnelles : alexandrins, quatrains, alternance des rimes. Le recueil compte de nombreux sonnets, forme héritée de Pétrarque et popularisée par la Pléiade.
Cependant, Rimbaud commence à "disloquer" l'alexandrin classique, notamment dans "Morts de Quatre-vingt-douze" et "À la musique", rendant parfois la lecture régulière impossible.
Cette innovation formelle, bien que mesurée, annonce les révolutions poétiques à venir. Rimbaud mélange habilement tradition et modernité, respectant les codes tout en les subvertissant.
Génie précoce : À 16 ans, Rimbaud maîtrise parfaitement les formes classiques tout en préparant leur révolution !