Deuxième et troisième mouvements : La déconstruction poétique
Le poème bascule avec "Bienheureux", un mot qui exprime la plénitude du poète dans ce cadre modeste. La table verte fait écho au titre et symbolise cet espace de bonheur simple où Rimbaud contemple une tapisserie "très naïve".
L'arrivée de la serveuse marque un tournant audacieux. Rimbaud la décrit avec des termes provocants ("tétons énormes") qui choquent les conventions poétiques de l'époque. Cette césure volontairement brutale montre sa volonté de casser les codes.
Dans la dernière partie, Rimbaud s'amuse complètement avec la forme du sonnet. Les répétitions ("tartines de beurre", "jambon"), les diérèses et la ponctuation fantaisiste montrent un poète qui fait exactement ce qu'il veut. L'allitération en "s" crée une sensation de douceur qui contraste avec la révolte formelle.
À retenir : Rimbaud révolutionne la poésie en utilisant un vocabulaire prosaïque et en déconstruisant le rythme traditionnel de l'alexandrin.