Des audaces encore mesurées
Malgré sa modernité, Rimbaud reste attaché à certaines traditions poétiques. Il garde l'alexandrin même s'il le déconstruit, et compose onze sonnets sur les vingt-deux poèmes de l'ouvrage, montrant son respect pour cette forme classique.
Le jeune poète aborde encore des sujets traditionnels comme l'amour sur un ton lyrique dans "Sensation", "Ophélie" ou "Rêverie au cinéma", parlant de ses relations avec des femmes.
Ses œuvres fourmillent de références classiques et antiques. Il s'inspire de Molière avec "Tartuffe", de Victor Hugo pour "Les Étrennes des orphelins", et transforme "La Ballade des pendus" de Villon en "Bal des pendus". Dans "Soleil et Chair", il évoque Zeus, Hadès et Aphrodite.
💡 À noter Rimbaud détourne les références classiques pour mieux s'en libérer !