L'incipit : première approche
Dès les premières lignes, tu es frappé par le style particulier de Momo. Sa façon de raconter reflète parfaitement sa naïveté et son jeune âge. Il commence par des détails concrets : l'appartement au sixième étage, les kilos de Madame Rosa, l'absence d'ascenseur.
L'enfant philosophe émerge rapidement avec cette réflexion poignante : "Avant, on n'a pas de mémoire et on vit dans l'ignorance". Cette phrase révèle déjà la profondeur cachée derrière l'apparente simplicité du récit.
Le cadre multiculturel de Belleville est immédiatement planté : "Juifs, Arabes et Noirs" cohabitent, mais Momo ne fait pas vraiment de distinction entre ces communautés, révélant son innocence face aux préjugés.
La chute dramatique arrive avec la découverte que Madame Rosa ne s'occupe de lui que pour l'argent : "J'en ai pleuré toute une nuit et c'était mon premier grand chagrin."
💡 Astuce d'analyse : Note comment Gary mélange constamment le comique (les observations naïves) et le tragique (la solitude de l'enfant).