La Dimension Tragique
L'atmosphère change radicalement à l'Acte III où la comédie laisse place à la tragédie. Les fantoches disparaissent progressivement, annonçant symboliquement la chute des protagonistes principaux.
Le chœur réapparaît comme dans le théâtre antique pour prophétiser le dénouement tragique : "Hélas la pauvre fille ne sait pas quel danger elle court". Cette prédiction ne sera malheureusement pas écoutée.
La lettre de Camille (Acte III, 2) déclenche la machine tragique. Son rejet hautain blesse l'amour-propre de Perdican qui refuse d'avouer ses vrais sentiments. Au lieu de paraître vulnérable, il choisit le "jeu dangereux de l'amour" en faisant la cour à Rosette.
Rosette devient la victime sacrificielle de leur orgueil et de leurs jeux cruels. Sa mort illustre parfaitement le proverbe du titre : on ne badine pas avec l'amour ! Contrairement aux comédies de Marivaux où l'amour triomphe, chez Musset les conséquences sont tragiques.
⚠️ Point clé : Le passage du comique au tragique montre que les personnages, en manipulant leurs sentiments, en deviennent finalement les victimes.