Le Réalisme et le Naturalisme : deux visions de la réalité
Le réalisme (1840-1870) marque une vraie rupture avec l'idéalisme romantique. Des auteurs comme Balzac avec sa Comédie Humaine ou Flaubert avec Madame Bovary veulent représenter la société dans son ensemble, sans filtre.
Les écrivains réalistes utilisent des descriptions détaillées et un langage populaire pour créer un "effet de réel". Ils jouent avec la temporalité et adoptent un narrateur omniscient pour explorer tous les milieux sociaux. Leurs thèmes de prédilection ? L'argent, l'ascension sociale, la misère et le désenchantement.
Le naturalisme (1870-1890) pousse cette logique encore plus loin. Zola, le chef de file avec ses Rougon-Macquart, applique une méthode quasi-scientifique à la littérature. Il étudie l'hérédité et l'influence du milieu social sur les personnages.
À retenir : Le naturalisme se différencie du réalisme par son approche beaucoup plus scientifique et moins romanesque de l'écriture.
Les naturalistes dénoncent les vices de la société du Second Empire avec un registre épique amplifié. Ils s'appuient sur des dossiers documentaires et utilisent un vocabulaire technique pour explorer la transformation de Paris et la révolution industrielle.