Le sacrifice ultime et la mort tragique
Face à la révélation, Pauline tente l'impossible : se sacrifier pour sauver son amant. L'antithèse "si je meurs, il vivra" résume parfaitement le drame - seule la mort de l'un peut sauver l'autre.
Balzac transforme Pauline en furie avec des descriptions saisissantes : "cheveux épars", "yeux en pleurs", "visage enflammé". Cette métamorphose pathétique suscite à la fois pitié et fascination chez le lecteur.
La métaphore animalière "avec la légèreté d'un oiseau de proie" présente Raphaël sous un double visage : sauveur et prédateur. Cette ambiguïté renforce le caractère tragique de la scène.
La mort de Raphaël n'est pas décrite directement mais condensée dans le mot brutal "le cadavre". Son agonie passe par l'animalisation ("il mordit Pauline au sein") et la perte progressive de la parole, remplacée par des râles.
💡 À retenir : La polysyndète finale (accumulation de propositions) montre que Pauline a perdu la raison, créant une fin ouverte qui laisse le lecteur dans l'interrogation.
Le roman se clôt sur une question adressée à Jonathas, témoin horrifié de cette tragédie romantique où l'amour absolu devient destruction mutuelle.