La technique de Baudelaire décryptée
Baudelaire maîtrise l'art de l'antithèse - il oppose systématiquement richesse et pauvreté. D'un côté, il accumule les termes mélioratifs : "vaste jardin", "blancheur", "splendide". De l'autre, la misère avec des mots comme "chétif" et "fuligineux".
Le parallélisme est partout : les deux enfants, les deux lieux, les deux jouets. Mais attention à l'ironie ! L'enfant riche a un beau jouet qu'il délaisse, tandis que le pauvre s'émerveille avec un simple rat vivant.
Les "barreaux" et la "grille" ne séparent pas seulement les jardins - ils symbolisent l'enfermement social. Chaque enfant reste prisonnier de sa classe sociale, même si l'innocence les rapproche.
💡 Point clé : Le rat vivant bat le jouet mort ! Baudelaire suggère que la vraie vie et la vraie joie se trouvent parfois là où on ne les attend pas.