La révélation finale - Deuxième tercet
La chute du poème est d'un cynisme total et te balance la vérité en pleine face. Dieu se réveille enfin, mais pas pour les bonnes raisons...
Les "mères ramassées dans l'angoisse" représentent le vrai peuple qui souffre, avec leur "vieux bonnet noir" qui symbolise leur pauvreté. Elles donnent leur "gros sou" (leur dernière pièce) dans l'espoir désespéré que ça change quelque chose.
Et là, révélation explosive : Dieu "se réveille" uniquement quand il entend tinter l'argent ! Ni les prières, ni les morts, ni la douleur ne l'intéressent - juste le fric. Même celui des plus pauvres.
Rimbaud dénonce tout le système : la guerre qui tue, la religion qui exploite la misère, et les puissants qui s'enrichissent sur le dos de la souffrance. Le "Mal" du titre, c'est pas juste la guerre - c'est tout ce système pourri qui marche ensemble.